Lutte contre le terrorisme : Deux terroristes tués aujourd’hui à Tizi-Ouzou

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TIZI-OUZOU (Tamurt) – Selon des témoignages, les deux terroristes étaient à pied et ne se doutaient pas que des policiers, à bord de leurs 4=4 de marque Nissan, les filaient avec discrétion. Au moment jugé « opportun », les policiers, des éléments de la BMPJ, qui appartenaient au corps d’élite de la police, sont soudainement sortis de leurs véhicules et fait usage de leurs armes sur leurs cibles. Leurs tirs ont été infaillibles. Nos sources indiquent que tout se passa très rapidement. Les deux terroristes, pistés depuis longtemps et de loin, sont tombés raides morts sans qu’ils aient eu le temps de réagir ou même de comprendre ce qui venait de leur arriver. Une fois la mort constatée, les deux corps sans vie ont été acheminés vers le CHU de la ville pour subir, conformément à la réglementation, une opération d’identification.

Cependant, il ne peut échapper à personne que ce n’est qu’après les avoir identifiés que les policiers les ont pris en filature. Ceci est pour rappeler que les terroristes sont identifiés dès leurs premiers pas dans la voie terroriste et tous les groupes en activité sont infiltrés par les agents du gouvernement. C’est pourquoi d’aucuns se posent la question sur la présence encore de ces terroristes aussi bien dans les maquis que dans les villes. Les plus hardis des analystes affirment que les détenteurs du pouvoir en Algérie trouvent formidablement bien leur compte dans la présence terroriste au pays, particulièrement en Kabylie.

Quant à la nature de cet intérêt dans l’existence du terrorisme, chacun va avec sa propre analyse. Cependant, deux principales thèses sont retenues. La première : pour des raisons d’ordre géopolitique et géostratégique, l’Etat algérien entretient le terrorisme en Algérie pour mieux le dénoncer et mieux le combattre sur la scène internationale, et de fait donc, trouver la légitimité nécessaire à barrer la route aux islamistes dans leur quête du pouvoir. La deuxième : l’entretien du terrorisme par les détenteurs du pouvoir permet l’opacité de gestion, notamment concernant la SONATRACH, principale source de richesse de la maison Algérie.

En tout cas, la donne SONATRACH permet et légitimes toutes les conjectures dans la mesure peu d’hommes et peu de femmes savent exactement la quantité de pétrole et de gaz extraite du sous-sol algérien par jour et le montant exact engrangé par les ventes de ces combustibles. Par ailleurs, une autre chose est certaine : toutes celles et tous ceux, motivés par le nationalisme et le patriotisme, qui ont essayé de fourrer leur « nez » dans ce dossier brûlant se sont retrouvés sur le banc de touche. La SONATRACH demeure « l’affaire » d’un groupe restreint d’individus et de certaines firmes pétrolières étrangères à l’exemple de TOTAL.

Saïd Tissegouine

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