Said CHEMAKH à l’AFK13 : « Nous devons êtres maîtres de notre devenir»

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Dr Said Chemakh
Dr Said Chemakh

CONTRIBUTION (Tamurt) – D’abord, les responsables de l’AFK13 ont présenté les objectifs de leur association en rappelant que toutes les actions militantes pour la culture kabyle doivent être faites en son nom, et que nous devons exister que par nous même et non pas par d’autres peuples. Ils ont rappelé que l’association se doit de promouvoir la culture, la langue et la civilisation kabyle, pour donner plus de visibilité à la communauté kabyle des Bouches du Rhône.

Puis la parole a été donnée à Monsieur Chemakh, qui a brossé un tableau peu reluisant sur l’avancée de Tamazight/Taqbaylit en Algérie. Certes elle est enseignée dans 3 universités à Bougie,Tuβiret, et Tizi, mais elle soufre encore du refus de la part de la tutelle de faire sa promotion dans les autres wilaya amazighophones (ichawiyen, iterguiyen, ichenwiyen, imzabiyen..) à tel point, dira le conférencier, que Ben Bouzid (éternel ministre de l’enseignement) a décrété l’autonomie linguistique de lui-même pour la Kabylie du fait que Tamazight/Taqbaylit n’est pratiquement enseignée que dans cette région.

Le conférencier a rappelé que le caractère facultatif de son enseignement, son introduction qu’à partir de la 4e année du primaire et le fait qu’elle ne soit dispensée qu’à 10% environ des enfants kabyles malgré la très forte demande, ne confèrent à cette langue même pas le statut de langue étrangère chez elle.

Monsieur Chemakh dira en substance que nous devons être maîtres de notre devenir, et que désormais, quelles que soit nos options politiques, communistes socialistes, libéraux, Tqbaylit (valeurs et mode de vie) restera toujours notre élément fédérateur et le dénominateur commun de tous les Kabyle.
Cette rencontre entre les Kabyles des Bouches du Rhône à été aussi l’occasion à l’AFK de rendre hommage à deux grandes dames kabyles pour leur gigantesque et inlassable travail pour la culture kabyle à Marseille, qui ont préféré rester dans l’anonymat. en effet, on les retrouve dans toutes les associations pour donner de leur temps et de leur force.

Puis ces moments de convivialité et d’échange ont été prolongé par le très sympathique chanteur Mhenna Mameri, qui nous a emmenés en Kabylie dans un long voyage par lequel les vieux souvenirs de la terre natale ont resurgi, à travers les chansons des anciens artistes comme Hnifa, Kheddam, Hemmadi, zerouki,…etc et d’autres de son riche répertoire.

Tous les participants ont émis le souhait de voir ce genre de rencontres entre Kabyles se renouveler, afin de réfléchir sur l’avenir, voire de trouver des solutions pour éviter la dépersonnalisation qui nous menace.

Kader Dahdah (AFK13)

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