Tabassé par des policiers pour violation de carême : Slimane Rebaïne compte déposer plainte

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KABYLIE (Tamurt) – Du coup, c’est l’affolement. Des proches à lui indiquent qu’il a été approché pour qu’il fasse preuve de son pardon, de son indulgence et de sa clémence envers ses agresseurs pour qu’il ne dépose pas plainte et que cette agression soit étouffée à ce niveau.

Après les dénonciations, Slimane, ayant déjà vécu la même expérience l’année dernière pour le même reproche (celui d’avoir cassé le jeûne), n’en a pas fini avec la police qui l’a encore convoqué ce dimanche matin.

Près deux heures durant, la victime a été interrogée dans le commissariat de la localité de d’At Douala où le passage à tabac s’est produit. Lors de cet interrogatoire, les policiers ont tout fait pour le dissuader de déposer cette fameuse plainte qui fait si peur aux auteurs de cet acte qui s’apparente à une agression en règle. On indique qu’on lui a même reproché le fait d’avoir alerté la presse, et partant l’opinion publique, sur ce qu’il a subi. Slimane, touché dans son fond, bafoué dans son honneur, lui qui souffre déjà de troubles psychiatriques qui nécessitent la prise d’un traitement continu, refuse de faire marche arrière et d’abdiquer devant cette fatalité. Il refusera même de signer un PV, comme le voulait les policiers.

Cet acte de « pugilat » a valu à Slimane Rebaïne, ce jeune anonyme qui souffre le martyre dans cette Kabylie malmenée, jetée aux gémonies, royalement ignorée, et où la misère est aux portes de toutes les chaumières, de tous les villages, où la mort côtoie les vivants, une quinzaine de jours d’incapacité de travail.
Aujourd’hui, Slimane refuse de pardonner. Il compte déposer plainte contre ses agresseurs auprès du procureur.

Ce jeudi 26 juillet 2012, restera sans doute gravé dans la mémoire de cette victime sans défense qui, attaquée par derrière, a subi la foudre de trois policiers dont un gradé qui lui ont asséné des coups de poings à la tête, sur son visage, des coups de pieds au niveau des épaules etc.

Lounès O

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