Tizi-Ouzou : Quatre kidnappings au village d’Ath-Abdemoumène dans la commune de Tizi-N’Tletha depuis le début du ramadhan à ce jour

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SOCIÉTÉ (Tamurt) – Selon nos sources, les ravisseurs se sont à peine éloignés avec leur victime du lieu de l’enlèvement pour marquer une halte à peu près conditionnée. En effet, sitôt le paternel alerté, il rejoint aussitôt les kidnappeurs de son fils. Ceux-ci lui ont indiqué que la libération de son enfant était conditionnée par le paiement d’une rançon de 2.000.000, 00 DA. Le père, affolé par le risque de perdre son fils, leur répondit qu’il ne possédait à la maison que la moitié de la rançon demandée, donc 1. 000.000, 00 DA.

Sans trop tergiverser, les ravisseurs lui ont signifié qu’ils pouvaient se contenter de cette somme. Une fois le butin dans leur escarcelle, les bandits sont repartis et la victime et son paternel sont rentrés chez eux. Notons qu’il semble que l’un des ravisseurs a été reconnu par les habitants d’Ath-Abdelmoumène. Il serait le fils d’un émir originaire de Boghni répondant à l’initiale B. Quatre jours plus tard, soit le 24, les kidnappeurs ont fait une nouvelle victime à Ath-Abdelmoumène. Il s’agit du nommé M. S. Notre source indique que ses ravisseurs ont demandé une rançon de 3. 000. 000, 00 DA pour sa libération mais après des négociations, ils se sont contentés d’un montant de 1.700.000 , 00 DA. La négociation avec les ravisseurs a eu lieu strictement avec les frères de la victime. Les parents, étant vieux et fragiles n’ont pas été mis au courant de l’acte criminel dont a été victime leur fils. Le troisième kidnapping a eu lieu dans le même village mardi dernier, soit le 31 du mois écoulé. Et le quatrième et dernier, il a été commis avant-hier, soit le 1er du mois en cours. Les deux victimes ont été libérées mais on ignore le montant de la rançon demandée pour leur libération. Idem concernant le montant payées par les familles des victimes. Le cinquième crime relevé aux alentours d’ Ath-Abdelmoumène au cours de ces même jours a été commis sur un citoyen originaire d’Ath-Douala. La victime a été délestée de sa voiture, une Toyota Hilux. Cette victime répondant aux initiales H. K était tombé sur un faux barrage dressé à l’entrée du village Braham par quatre individus portant une superbe tenue militaire et armés de pistolets-mitrailleurs tout neufs. Notre source indique que cette voiture enlevée de force à son propriétaire a été vue à plusieurs reprises passer à travers les rues du village d’Ath-Abdelmoumène.

Nous avons appris également que les ravisseurs qui entraient en contact physique avec les victimes portaient une tenue de ville et avaient le visage rasé. Par contre, un de leurs complices portait toujours une cagoule sur la tête et se tenait à l’écart des autres pour ne pas se mêler à un quelconque contact physique avec la victime. Qui pouvait-il être cet homme cagoulé ?

Certainement un complice des ravisseurs habitant le village même des ravisseurs ou les alentours. En tout cas, ce n’est pas pour attraper un coup de froid à la tête que ce bandit se couvrait la tête et le visage d’une cagoule. Notons enfin que notre source indique que la gendarmerie des Ouadhias, territorialement compétente, semble connaître tous les criminels
sévissant sur leur territoire de compétence et semble également être au courant de tous les crimes commis au niveau de leur juridiction. Pourquoi donc, ils ne réagissent pas pour mettre fin à ces crimes ?

Notre source indique que le responsable de la brigade de la gendarmerie des Ouadhias aurait affirmé au paternel de l’une des victimes qu’à sa grande désolation, l’ordre de mettre fin aux agissements de criminels « ne nous est pas parvenu ». Cet officier de la gendarmerie, la mort dans l’âme essaya du mieux qu’il a pu pour consoler son interlocuteur. C’est tout ce qu’il pouvait lui faire. Ainsi, les services de sécurité n’ignorent absolument rien de tout ce qui se passe en Kabylie ? Pour quelle raison donc ils n’interviennent pas ?

Deux hypothèses sont avancées par les observateurs. La première : le régime d’Alger veut faire continuer à pourrir la Kabylie jusqu’à ce qu’elle soit définitivement à genoux. La seconde : les éléments du Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS) n’ont pas encore terminé leurs opérations d’infiltration de tous les groupes criminels. Donc, ce qu’une fois que ces opérations d’infiltration et d’identification seront terminées que l’ordre d’élimination des criminels sera donné.

Toutefois, les analystes optent plutôt pour la première hypothèse, c’est-à-dire, le régime criminel d’Alger fera de la Kabylie un peu plus de ce qu’avaient fait Attila et ses troupes en Europe au 4ème siècle de notre ère. Nos forêts et vergers qui sont la proie des flammes depuis plusieurs jours optent effectivement pour la thèse du rasage de la Kabylie. Même lors de l’opération Jumelle, l’armée française n’a pas autant brûlé de figuiers et oliviers que ces « braves garçons » venus d’où on ne sait où pour nous « protéger » des terroristes.

Saïd Tissegouine

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