Il a animé une conférence d’avant-concert à Tizi Ouzou : Takfarinas élude une question sur l’autonomie de la Kabylie

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Takfarinas

CULTURE (Tamurt) – Ce comportement n’était pas du goût de nos confrères qui ont refusé de se « laisser faire ». La couleur de ce que allait être cette conférence de presse de Takfarinas qui, faut-il le rappeler, avait maintenu le suspense pendant des jours avant de confirmer sa participation aux soirées artistiques organisées par le direction de la culture de la wilaya, a d’emblée était donné par un journaliste du quotidien « Le Citoyen » qui avait demandé à Takfarinas pourquoi « il n’avait pas composé une chanson en faveur de la participation des Algériens aux des dernières législatives, puisqu’il avait appelé à voter massivement le 10 mai dernier ».

Question « gênante », elle « indispose », met les uns et les autres en mauvaise posture. C’est à ce moment précis que El Hadi Ould Ali a tenté de couper la parole au journaliste. Mais c’était sans compter sur la détermination d’un autre confrère, en l’occurrence l’écrivain-journaliste Aomar Mohelbi, à revendiquer le droit de poser toutes les questions et d’exiger de laisser les journalistes poser librement leurs questions au conférencier sous menace de leur retrait de la conférence. Un vrai « bémol » pour le début de cette conférence qui n’a finalement rien apporté et qui a accouché d’une souris.

C’est Takfarians en personne qui avait pris le soin de calmer les esprits. A cette question justement, Takfarinas a tenté de répondre en nuançant ses propos : « Partout dans le monde, des stars appellent à voter lors des élections pour telle ou telle personne, moi je n’ai soutenu aucun parti, j’ai juste appelé les Algériens à voter. En plus le boycott des élections n’a apporté rien à la Kabylie. C’était un avis personnel », tente t-il de convaincre désespérément, lui qui n’a pas chanté en Kabylie depuis 1991. Plus loin, l’orateur a glissé une phrase qui se veut une sorte d’un mea culpa : « tout le monde peut se tromper. On doit savoir pardonner entre nous. Si moi je suis mauvais, l’autre chanteur aussi, où est la bonne personne dans ce pays alors ? », se demande Takfarinas d’une manière qui frise la fuite des questions qui « fâchent ».

Ce dernier, par ailleurs, avait tenté d’éluder une autre question portant sur la revendication de l’autonomie de la Kabylie. Il a fait semblant dans les premiers temps d’ignorer cette question. « Je vous ai posé la question Takfarinas sur votre avis sur l’autonomie de la région de la Kabylie », insiste notre confrère du journal Algérie News. « Je ne vis pas en Kabylie, donc je ne peux pas me prononcer sur cette question. Tout ce que je veux est que des évènements fâcheux ou sanglants ne se reproduisent plus dans notre chère région », rétorque Takfarinas, en manque d’arguments. Cette conférence n’a sans doute pas été comme il l’a voulue.

Nadia Iflis

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