17ème édition du Salon International du Livre d’Alger (SILA) : Les islamistes en force

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CULTURE (Tamurt) – À l’instar des éditions précédentes, un contrôle strict a été procédé sur l’ensemble des livres exposés par les éditeurs. En effet, 300 livres sont interdits d’exposition durant cette édition alors que l’année passée, ils étaient environ 400 livres à subir le même sort affligé par la commission d’organisation du salon.

Par ailleurs, il a été constaté la forte présence du livre religieux, dans cette nouvelle édition du SILA. Personne ne peut le nier. Un déploiement de force de plusieurs éditeurs du Moyen-Orient notamment qui profitent de la permissivité des organisateurs afin d’injecter des centaines de livres d’obédience islamiste sur les étales du SILA.

Une stratégie qui prévoit d’accorder des facilités au livre religieux, au détriment d’autres catégories de livres, pose plus d’une question. D’ailleurs, on avait l’impression, qu’il s’agissait d’une exposition religieuse et notamment dans certains pavillons à l’image de la centrale, où de nombreux exposants proposaient des ouvrages de jurisprudence, d’Ijtihad, de la Sunna, ainsi que des séries de livres religieux traduits dans plusieurs langues, dont le français et l’anglais.

Dans le même contexte la vedette du 17ème édition du SILA, était sans doute le prédicateur Islamique « Aaid El-Karni » qui a marqué sa présence dans le salon, durant la journée du 23 septembre, à travers une conférence-débat Co-organisée, avec des éditeurs et un quotidien algérien d’expression Arabophone, connu par ses positions fondamentalistes.

S’agissant des autres stands de cette 17éme édition, le large public a constaté la cherté des produits proposés durant cette première semaine d’exposition, des prix qui ne sont pas forcément à la hauteur des attentes des lecteurs. Il est à noter finalement la remarquable domination de la langue arabe, comme langue principale d’édition. unn présence timide des maisons d’éditions en langues étrangères a été constatée alors que le patrimoine, la culture et la langue Amazighe, sont les grands absents de ce rendez-vous.

Aziz Ait-Amirocuhe

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