Malgré la propagande du pouvoir : La population tourne le dos aux élections locales à Bouira

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TUVIRET (Tamurt) – D’ailleurs, l’opération de la révision exceptionnelle des listes électorales, engagée dernièrement dans toutes les communes de la wilaya de Bouira, n’a drainée qu’une poignée de personnes, ce qui constitue un signe fort du taux fort de l’abstention populaire qui sera enregistrée lors de ces élections.

Si les partis politiques microscopiques, avaient entamé une rude bataille pour élaborer leurs listes de candidatures, d’autres formations récemment agréées par le ministère de l’intérieur, n’ont même pas réussi à trouver des personnes souhaitant intégrer leurs rangs. Concernant les autres formations politiques, il est à constater la rude bataille, qui va jusqu’à l’affrontement entre certains opportunistes, pour arracher une place de « choix » dans des listes appartenant aux partis politiques du pouvoir. Ces pratiques irresponsables prennent le citoyen en otage et ouvrent le bal aux protagonistes.

A l’instar des autres régions de la Kabylie, les citoyens de Bouira, posent la question de la vocation de ces élections. Karim, jeune chômeur habitant à Bechloul se déclare, comme beaucoup de ses amis, non-concerné par une telle élection. Il nous dira que rien ne changera après le 29 novembre, à part l’augmentation du nombre de chômeurs. Hocine, pour sa part, ira plus loin en disant que les élus locaux n’ont jamais été à côté des aspirations de la population. A quoi sert un maire s’il ne reçoit pas les citoyens de son village et n’écoute leurs préoccupations quotidiennes? se demande t-il.

Si des partis politiques à ancrage majoritaire kabyle, comme le FFS et le RCD annoncent la couleur de la participation, il leur reste, en effet, à affronter des difficultés majeures pour mobiliser les citoyens, d’autant que l’acceptation de ces partis politiques d’animer la campagne électorale exclusivement en langue arabe, comme les lois du pouvoir central d’Alger l’exigeant pose plus d’une question.

Autrement, la loi portant sur le code communal reste significative. Selon plusieurs observateurs, puisqu’elle accorde des prérogatives supérieures à des responsables exécutifs comme le Wali ou le chef de Daïra, au détriment des élus du peuple.

Selon des observateurs de la seine politique, l’on pronostique un taux de participation très faible en Kabylie, pour rappel. Seul le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) avait prononcé clairement et publiquement sa position contre toute participation aux prochaines élections locales. Lors de son dernier conseil national tenu le 12 octobre dernier, le MAK avait qualifié d’inutile ces élections. D’ailleurs un plan d’action pour les boycotter a été mis en place, par les membres du conseil national.

Aziz Ait-Amirouche

3 COMMENTAIRES

  1. …Toute participation aux élections, est une « caution politique » accordée au Pouvoir militaro-mafieux qui pille et massacre le pays. Participation = collaboration. Et le « boycott » à lui seul ne suffit pas. Il importe de construire un Pôle démocratique véritablement « oppositionnel », moderniste, laïc, progressiste, radicalement et frontalement opposé au « Régime dictatorial et tous ses « alliés extrémistes » qu’il entretient et stimule pour perpétuer la « division, l’éparpillement et l’émiettement » des forces contestataires, rendant ainsi presque impossible de trouver « la ligne médiane, la voie de la raison » pour « les convergences, les coordinations et les compromis » nécessaires à la fondation d’un Front uni, capable de s’imposer contre les Généraux prédateurs et sanguinaires, corrompus/corrupteurs et manipulateurs qui président aux destinées du pays depuis 50 ans déjà. Il y’a donc un « Ennemi commun, un ennemi principal », c’est le Régime militaire. Et tant qu’il n’y’a pas une « prise de conscience » de cet état de fait, cette réalité, il n’y’a pas d’espoir quelconque, ni solution, ni autonomie régionale, ni bonheur, ni prospérité, ni paix……ni tomates, ni pommes de terre !

    … La « stratégie participationniste » a mené ses partisans (RCD, FFS, UDR, etc.) au discrédit total, à l’échec cuisant. Et a montré réellement que tous ces partis appartiennent à tel ou tel « Clan , Cercle ou Officine » qui composent la Junte militaire criminelle et mafieuse. Le « boycott », on l’a vu déjà, n’est pas toujours « anodin, innocent ». Le RCD avait boycotté les Législatives de Mai 2012, alors qu’il est dans le giron du Clan Medienne-Nezzar-Djebbar-Tartag (DRS/néo-MALG), rival/adversaire du Clan Boutef-Kabila-Zerhouni-Koudjetti (ex-MALG/SM). C’est ainsi parce que le « champ politique et médiatique » est caractérisé essentiellement par le « façonnage artificiel » : pseudo-opposants, faux démocrates, faux …..et usages de faux, des faux et des pseudos sponsorisés, propulsés et mis au devant de la scène politique et médiatique par les Généraux….qui sont les « vrais détenteurs du Pouvoir réel »,….qui font la pluie et le « sale temps » où nous sommes !

    …La « question fondamentale » (non résolue depuis 1962), c’est la « question du pouvoir », de la « légitimité du pouvoir ». Le Pouvoir réel, illégitime, dicatatorial, demeure aux mains des Maitres du Cabinet noir, formé un Groupe de Généraux (DRS & Etat-major) qui décident de tout ou presque tout. Et tant que c’est ainsi, rien n’est possible !

    …N’est pas opposant qui veut ! N’est pas opposant celui ou celle qui ne remet pas en cause la « nature militaire » du Régime au pouvoir à Alger ! Pour l’heure, tous les partis, tous les hommes politiques ont foulé aux pieds ce principe !

  2. on nous invente un « citoyen de Bechloul » pour nous expliquer que  » les élections locales du 29 novembre prochain, restent l’une des dernières occupations de la population de Tuviret (Bouira) ».
    N’IMPORTE QUI POUR ECRIRE N’IMPORTE QUOI. un peu de sérieux, ihuh !!

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