Des nouvelles structures sécuritaires seront construites : La Kabylie, une prison à ciel ouvert

4

KABYLIE (Tamurt) – Comble de provocation, ou simple exécution d’une stratégie mise en œuvre pour isoler la Kabylie politiquement et l’affaiblir économiquement ? Telle est la question que se posent de nombreux observateurs de la scène kabyle aujourd’hui.

Le Wali de Tizi-Ouzou, qui animait en fin de semaine dernière, une conférence de presse au siège de la Wilaya, avait déclaré, que pas moins d’une trentaine de brigades de gendarmerie, seront mises en place au niveau de la Wilaya. Ces structures seront implantées dans les localités d’Iflissen (Tigzirt), Tadmaït, Iferhounene, Assi-Youcef et Illilten, entre autres. Selon le même conférencier, un projet de construction d’une structure sécuritaire pour chaque commune de la Wilaya est prévu, dans un plan général qui sera exécuté sous peu, avant de rajouter que « la Wilaya de Tizi-Ouzou enregistre, un renforcement remarquable en matière du nombre d’effectifs, de tous les corps sécuritaires ».

Au moment où, la société civile Kabyle, attendait l’installation d’une commission indépendante pour élucider les circonstances exactes et les véritables commanditaires de l’assassinat du jeune Kabyle, Aghilès Hadjou, le pouvoir actionne ses relais en Kabylie, pour provoquer la région à travers des déclarations erronées, sur la situation sécuritaire. En effet, et selon le même responsable, la wilaya de Tizi-Ouzou enregistre depuis quelques années, une nette amélioration de la situation sécuritaire! (sic). Pourtant, les groupes islamistes les plus radicaux écument toujours les maquis de la région et le phénomène des kidnappings, dont le nombre total a atteint les 71 cas, ne cesse de menacer le quotidien de la population Kabyle.

Malgré le refus des citoyens Kabyles, la construction des brigades de gendarmerie, à l’image des populations d’Illilten, Mizrana, Tadmaït et Iflissen, le pouvoir ne compte pas renoncer à son projet honteux d’encerclement militaire de la Kabylie.

La mise en place de ces nouvelles structures sécuritaires, se fait au même temps que la construction imminente de plusieurs prisons en Kabylie, comme celle déjà réalisée à Oued-Ghir dans la localité de Bougie, à Tuβiret (Bouira), ou à Draâ El Mizan et Azazga. Les établissements de rééducation, sont le seul investissement de l’État algérien en Kabylie.

Aziz Ait-Amirouche

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici