Il a suggéré la mise en place de gouvernorats : Mohand Amkrane Cherifi prône t-il l’autonomie ?

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KABYLIE (Tamurt) – L’autonomie de la Kabylie, seule voie à même d’aller vers son développement et son épanouissent, fait l’unanimité des experts en économie, y compris ceux qui militent pour d’autres formations politiques. Mohand Amkrane Cherifi, coordinateur de l’Alliance mondiale des villes contre la pauvreté dans le cadre du programme des Nations unies pour le développement (PNUD), président de l’Association des fonctionnaires internationaux algériens depuis 20 ans, et aussi militant du FFS ne rate aucune occasion pour plaider la décentralisation des décisions comme mode de gestion efficace, pas seulement dans le domaine économique, mais aussi politique.

Hier matin, lors du meeting du FFS, tenu au théâtre régional de Tizi-Ouzou, il est revenu longuement dans son intervention sur l’impérative de gestion des collectivités locales et des régions. « Dans de grands pays comme l’Algérie, en plus des collectivités locales qui doivent être dotées d’une indépendance de la gestion, il est conseillé de créer des gouvernorats pour mieux gérer avec fluidité et célérité les affaires de chaque région. C’est la seule possibilité d’assurer un développement durable dans tous les domaines, qu’il soit culturel, économique, social ou autre », dira l’intervenant.

Il dira que seuls les pays qui ont adopté ce mode de gestion ont réussi en un temps relativement très court à amorcer un début de processus de développement sur tous les plans. « Même pour lutter contre la corruption et le détournement de biens financiers ou matériels du peuple, seule la décentralisation pourra l’assurer », ajoutera l’orateur.

Le principe de la subsidiarité a été aussi longuement évoqué par Mohand Amkrane Chérifi dans la prise de décision. « Il ne faut pas attendre l’aval des hautes autorités du pays pour prendre des décisions au niveau local, surtout quand on est en face de situations urgentes. C’est une perte de temps, en plus, celui qui est responsable à Alger ne peut pas savoir qu’elle est la meilleure décision à prendre au niveau local », soulignera t-il encore. « On ne peut pas gérer de la même façon toutes les région de pays, surtout dans un pays aussi vaste que le notre. Les mentalités, le reliefs se diffèrent dans une région à une autre », ajoutera l’expert en économie qui a passé plus de 20 ans au service de l’ONU. Ce dernier a tenu à mettre fin à des informations qui font état de la dégradation de la santé du président du FFS. Il a rassuré qu’Aït Ahmed est en bonne santé et que c’est lui qui gère son parti. « Aït Ahmed est au courant de tout ce qui se passe et avec détails », dira-t-il.

Izem Irath

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