Haroun Mohamed : Le grand militant et défenseur de tamazight et de toutes les causes justes

6

CULTURE (Tamurt) – Né en 1949 à Tifrit, village situé près d’Akbou dans la vallée de la Soummam. Il fut jugé et condamné à mort en 1976 pour son militantisme avec d’autres camarades comme Cherradi Hocine, Medjber Smail, Nekkar Ahmed, Mohand Ousmaïl, Lounes Kaci, Bahbouh Lahcene, Hamadouche Ali, Achab Ramdane, Cherifi Ahcene et son frère Ali. Les années passées à Lambèse ont été les plus atroces. En 1976, sa mère, qui était partie pour lui rendre visite en prison mourut en cours de route victime d’un accident d’automobile. Gracié le 5 juillet 1987, il reprit son combat en joignant le Mouvement Culturel Berbère.

Celui qui s’est sacrifié pour la reconnaissance de son identité et pour une Algérie démocratique, s’est éteint le 22 mai 1996 suite à tous les sévices subis dans les geôles du régime.

Haroun Mohamed était un militant de la cause berbère qui voua sa vie et son combat au triomphe des libertés démocratiques. Son nom est inscrit à jamais au Panthéon de l’histoire de notre pays.

L’Amazighité ne peut être dissociée de l’Afrique du Nord, elle en est l’essence, l’âme. Le peuple Amazigh riche de sa langue, de son patrimoine culturel et social a résisté à toutes les invasions que son pays Thamazgha a subies. Des Phéniciens aux romains en passant par les vandales, les Arabes les Turcs et les Français, aucun envahisseur n’a réussi à annihiler l’identité ni la personnalité berbères.

Sa langue, ses coutumes et ses traditions sont toujours là, plus fortes que jamais. N’en déplaise aux adeptes de l’Islamo-arabisme le peuple Amazigh avec ses différentes dynasties a contribué au rayonnement de l’Islam bien plus que tout les autres peuples.

Notre identité véhicule les valeurs culturelles et civilisationnelles de toute l’Afrique du nord. Notre identité Amazighe est notre vie. Ignorer les origines Amazighs de l’Algérie c’est faire fi de toute l’histoire de l’Afrique et, tant que notre identité, notre culture et notre langue n’auront pas trouvé leur place originelle dans ce pays, il n’y aura pas de stabilité. Le déni d’identité dont souffre tout un peuple ne favorisera jamais l’essor aussi bien politique qu’économique et social de l’Algérie.

Yahia Yanes

* Harun Muḥamed.

Mmi-s n udrar.

A mmi-s n udrar n nnif

Tewwiḍ-t d aγilif

Idda yid-k s aẓekka

Idles ḥerzen lejdud-ik

Γef tsebbleḍ tudert-ik

Tebγiḍ ad yidir lebda

Tsemḥed di tlelli-k

Wala di temẓi-k

Lḥeq ulansi d-ikka

Annaγ a zzman bu tiddas

Tεeddaḍ tilas

S kra n win ilhan ikfa

Tefkiḍ lγerḍ i ya tsuqas

Rẓan aγilas

Izirdiwen ṛwan taḍṣa

Ahat a d-tezzi yibwas

Tagnitt a ten-tḥaz

Ad asen-thud tafekka.

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici