Tizi-Ouzou : des policiers mettent délibérément la vie d’un enfant en danger

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Police algérienne
Police algérienne

SOCIÉTÉ (Tamurt) – Un drame a failli se produire hier dans la matinée à Tizi-Ouzou, plus exactement au niveau du boulevard Khodja Khaled.

En effet, un père de famille devait évacuer d’extrême urgence, à partir de ce lieu, son enfant vers le CHU de la ville. Le malheureux père venait de quitter dans la précipitation le cabinet d’un médecin spécialisé en pédiatrie. Or, en arrivant sur les lieux où il a laissé sa voiture en stationnement, il a trouvé les roues de son véhicule coincées par un sabot. Dans cette partie de la chaussée, il est interdit de stationner au cours de la deuxième quinzaine du mois et ce malgré la présence de cabinets médicaux, et, par conséquent, les véhicules par lesquels sont transportés les patients sont aussi concernés par cette interdiction.

En trouvant sa voiture immobilisée, le père de famille a essayé d’expliquer son cas aux policiers. Il leur assura qu’il n’avait pas vu le panneau signalant l’interdiction du fait de son inquiétude pour son enfant malade, et qu’il devait maintenant l’emmener de toute urgence au CHU d’où la nécessité pour lui de récupérer sa voiture.

Les agents, qui n’ont rien voulu entendre, ont décidé de maintenir le sabot en place. Poussé par le désespoir d’une telle attitude, de la part même de ceux qui sont payés pour assurer la sécurité des citoyens, le malheureux a décidé alors de mettre le feu à son véhicule. Devant ce geste désespéré, des citoyens ont accouru à la rescousse et, au même temps, ont reproché aux policiers leur attitude criminelle.

Des cris ont été entendus à plusieurs dizaines de mètres à la ronde. Des riverains, scandalisés par le geste criminel de ces représentants des forces de l’ordre, ont quitté leurs appartements dans la précipitation pour crier leur indignation et soutenir le père de l’enfant malade.

Ce n’est qu’en constatant que leur geste pouvait être lourd de conséquence que ces hommes de loi de la 25ème heure ont décidé d’enlever le sabot libérant ainsi la voiture.

Selon nos sources, le malheureux citoyen a enfin pu évacuer son enfant vers le CHU mais il a été toutefois très traumatisé. Il y a effectivement de quoi être traumatisé. Il est à se demander où ces policiers ont fait leurs études et leur formation d’agent de la sécurité? Il est à se demander aussi comment le corps policier a recruté dans ses rangs de tels énergumènes ? Des hommes de cette nature ne doivent pas être dans le corps de la police. Un déshonneur pour le département de Daho Ould-Kablia et un danger pour la république.

Saïd Tissegouine

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