Un émir délesté de 50.000 Dollars : Le régime algérien fait de la corruption et de l’escroquerie un mode de gestion

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ALGÉRIE (Tamurt) – En passant du chef au simple représentant de l’Etat, le vol est devenu monnaie courante dans ce pays. De l’escroquerie des voyous à l’escroquerie officielle, le régime algérien innove dans ses pratiques démoniaques.

Après Bouteflika qui a été jugé par la Cour des Comptes au début des années 80 pour dilapidation des deniers publics, c’est autour de son directeur du Protocole de noircir davantage l’image de l’Etat algérien.

Mokhtar Reguieg et Mohamed Rougab, respectivement directeur du protocole à la présidence de la République et secrétaire particulier du président, se sont honteusement distingués en escroquant de 50 000 dollars un émir saoudien alors que ce dernier se trouvait en voyage privé en Algérie.

Cette affaire nous rappelle une pratique qui caractérise l’administration coloniale du régime raciste d’Alger où pour avoir droit de rencontrer un responsable, il fallait payer son planton pour arranger un rendez-vous. Cette procédure, qui incarne la corruption et qui ronge les institutions de l’Algérie, est pratiquée au sommet de l’Etat, à la chefferie de l’Etat.

En effet, les deux hommes ont monnayé pour le compte de l’émir une audience avec le président Bouteflika, laquelle n’a jamais eu lieu.

La victime de cette escroquerie étatique est le prince Al Sultan Al Saoud Muhamad Al Kabir, venu en Algérie pour chasser à Biskra, 450 km au sud d’Alger, des espèces protégées. Un crime toléré par l’Etat algérien qui se comporte comme une colonie de l’Arabie.

Voulant rencontrer le chef de l’Etat Algérien, ce prince a demandé à Mokhtar Reguieg et Mohamed Rougab de lui faciliter les choses contre la somme de 50.000 dollars.

Se rendant à l’évidence que sa demande d’audience n’a jamais été introduite auprès de la présidence, Al Sultan Al Saoud Muhamad Al Kabir s’est plaint auprès de l’ambassade de son pays d’avoir été escroqué par des cadres supérieurs de la présidence de la république.

Le prince quitte Alger et l’ambassadeur menace d’élever une protestation officielle.

Pour le moment, aucune réaction des officiels algériens. Même Said Bouteflika, le frère du chef de l’Etat, a choisi le silence.

Un nouveau scandale qui s’ajoute au palmarès infâme de l’Etat voyou d’Algérie.

La Rédaction

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