Une nouvelle farce : Le pouvoir prépare la fête de Yennayer

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ALGÉRIE (Tamurt) – Alors que le pouvoir continue à refuser en bloc la reconnaissance officielle de Yennayer, nouvel an Berbère, le ministre de la culture algérien a concocté un programme pour célébrer cette date qui coïncide chaque année avec le 12 janvier du calendrier grégorien. L’inamovible Khalida Toumi et ses relais en Kabylie, notamment le directeur de la culture de Tizi-Ouzou, ont débloqué un budget important pour fêter Yennayer.

Une pure hypocrisie qui ne dit pas son nom. La célébration se limite, comme chaque année, à quelques galas artistiques, à la publication de certains articles de presse et à la présentation d’une troupe de danse Kabyle. Sans plus.

Chaque année le même programme. Les organisateurs ne font que du copier-coller en prenant soin de changer la date.

Une célébration folklorique qui n’intéresse personne en Kabylie, exceptés les opportunistes bien sûr qui en profitent pour remplir leur poches.

La fête de Yennayer, hautement symbolique pour le peuple Kabyle et tous les Amazigh de l’Afrique du Nord, est utilisée par Khalida Toumi pour justifier des dépenses faramineuses. Ces Kabyles de services cautionnent le racisme et le régionalisme affichés par le pouvoir central d’Alger. Sinon comment expliquer que nos dirigeants reconnaissent le 1er janvier ainsi que le nouvel an des musulmans, mais jamais Yennayer. La haine envers les Kabyles ne fait que les motiver.

Les kabyles boudent les cérémonies organisées au niveau de certaines structures étatiques. Les femmes (jeunes et plus âgées) quant à elles, préfèrent fêter le premier jour de l’an Berbère avec faste. Les traditions et les rites de cette fête sont toujours préservés. Elle sont toujours à l’avant-garde des traditions Kabyles.

« Nous n’attendons rien de nos décideurs. Y a que nous les Kabyles qui peuvent valoriser notre culture et civilisation plusieurs fois millénaire », nous dira un étudiant à Tizi-Ouzou.

Par ailleurs, le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie(MAK), fidèle à ses principes, organisent une marche à la ville de Tizi-Ouzou pour dénoncer les pratiques ségrégationnistes du pouvoir arabo-islamiste d’Alger et surtout réclamer l’autodétermination du peuple Kabyle. Une marche qui draine des foules nombreuses chaque année.

Izem Irath

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