Démission d’Ahmed Ouyahia de la tête du RND : Un non-évènement en Kabylie

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Ahmed OUYAHIA

ALGÉRIE (Tamurt) – L’annonce faite ce matin du retrait d’Ahmed Ouyhaia de son poste de secrétaire général du Rassemblement National Démocratique (RND), information largement commentée par les réseaux sociaux et la presse électronique, n’a suscité aucune réaction en Kabylie.

L’homme fort du régime militaire d’Alger était à la tête de cette formation depuis 1999, soit deux années après sa la création de ce parti par Mohamed Betchine qui avait placé à a sa tête Benbaibèche « détrôné » par Ouayahia en 1999.
Les citoyens Kabyles n’ont pas cherché à comprendre quelles sont les motivations ou bien les raisons du départ d’Ouyahia, le Kabyle de service le plus proche du sérail.
Certains parlent de sa contestation par ses militants de base, d’autres parlent de sa préparation des prochaines présidentielles. « Y aura aucun changement, Ouyahia ou un autre, ils sont tous pareils !», commente un « ancien » apostrophé à ce sujet dans un café durant cet après-midi à la capitale du Djurdjura.
Le dirigeant du RND, dont le parti a toujours été appelé « le bébé moustachu » par le commun des Algériens et les observateurs, avait soutenu toutes les démarches du pouvoir depuis 1995, année de son intronisation comme premier ministre. Un poste qu’il a occupé à plusieurs reprises.
Issu de la région de la haute Kabylie, c’est de ses propres mains qu’il avait signé la loi sur l’arabisation générale des institutions algériennes en 1997. Le 24 juin 1998, lors de l’assassinat du chantre de l’Amazighité Matoub Lounès, il le comparait aux autres victimes du terrorisme qui ont été tuées le jour même à Boussaâda. Il a aussi sur le dos l’emprisonnement injuste de milliers de cadres sous le fallacieux prétexte de l’opération « main propres ». C’est sous son règne comme ministre de la justice que 126 jeunes Kabyles ont été assassinés par les propres armes des services de sécurité, et plus de 1500 handicapés à vie, durant les évènements du printemps noir, entre 2001 et 2003. Aucun gendarme ni responsable n’a été sanctionné.

Les évènements de Kabylie restent la tâche noire dans la carrière d’Ahmed Ouyahia. Même le terrorisme, étrangement, est éradiqué dans toute l’Algérie…..sauf en Kabylie.

Izem Irath

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