Droits de l’Homme en Algérie : Le déficit est important, selon Ferroudja Moussaoui de l’Association Amusnaw

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Conseil des droits de l’Homme de l’ONU
Conseil des droits de l’Homme de l’ONU

ALGÉRIE (Tamurt) – Le déficit en matière des droits de l’Homme est important en Algérie. C’est ce qu’a déclaré hier à Tizi-Ouzou la vice présidente de l’Association Amusnaw, Melle Ferroudja Moussaoui lors d’ une conférence de presse qu’elle a animée conjointement avec Mme Hayat Aït-Abba, juriste de formation et chargée de la formation des femmes à la vie politique.

Les deux conférencières, habituées du palais Wilson de Genève, sont allées jusqu’à faire peser de sérieux doutes sur la Commission Nationale Consultative de Promotion et de Protection des Droits de l’Homme (CNCPPDH) que préside M° Farouk Ksentini.

C’est le cas de le dire puisque Melle Moussaoui et Mme Aït-Abba ont affirmé que Me Farouk Ksentini n’a jamais déclaré, « »pour motif d’ignorance », à l’instance onusienne les événements du Printemps Noir (Kabylie), de Bérriane (Ghardaïa), de K’Tout (Batna), l’assassinat de Lounès Matoub, la ségrégation dont est victime la langue amazighe, la non reconnaissance des prénoms amazighs par l’état-civil algérien, etc… « où pourtant, la violation des droits de l’homme est avérée ». Et pour enfoncer davantage le clou dans la planche, les deux conférencières ont révélé « la sanction de rétrogradation » infligée par l’instance compétente de l’ONU à la commission que préside Me Farouk Ksentini au cours de l’année 2011 pour motif d’ »absence de crédibilité ».

Voulant savoir la nature de cette sanction, Moussaoui et Aït-Abba ont répondu qu’antérieurement à l’année 2011, la commission de M° Farouk Ksentini était classée à la catégorie « A » mais à partir de cette date, elle a été reclassée à la catégorie « B ».

Par ailleurs, les deux dames ont accusé la CNCPPDH de ne pas rendre publics ses rapports ainsi que les recommandations que lui fait l’instance de Genève qui a pour mission la défense des droits de l’homme. « Or, ajoutent-t-elles, le citoyen algérien a le droit de savoir la situation des droits de l’homme dans son pays ». A la question de savoir si réellement la violation des droits de l’homme est propre à l’Algérie, les deux conférencières ont répondu que « non ». « Aucun pays au mon monde n’échappe à ce phénomène des violations des droits de l’homme même s’il est vrai que les cas diffèrent d’un pays à un autre ».
Revenant au propre cas de l’Algérie, ont signalé que le problème réside non seulement dans l’absence de textes nécessaires devant protéger le citoyen mais aussi dans l’absence d’application de textes existants ».

A noter qu’en marge de la dénonciation de la situation « peu envieuse » des droits de l’homme en Algérie, les deux conférencières se sont longuement étalées sur les mécanismes forts compliqués de la présentation des rapports de violation des droits au niveau des services du palais Wilson de Genève où les règles de fonctionnement peuvent facilement échapper à un néophyte. Par ailleurs, les deux dames ont énumérés la longue liste des lois internationales et nationales relatives aux droits de l’homme. Idem concernant leur mode d’application.

Said Tisegouine

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