Vague d’arrestations à Tizi-Ouzou

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CONTRIBUTION (Tamurt) – Le 10 mars 2013, 16 citoyens kabyles, dont 13 membres de la direction du Mouvement Pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) à leur tête le Président du mouvement, Mr Bouaziz Ait Chebib et la vice-présidente du Congrès Mondial Amazigh (CMA bien que cette ONG n’existe pas dans les autres régions), Madame Kamera N’ait Sid, ont été arrêtés à Tizi- Ouzou par les forces de répression du régime arabo-islamique d’ Alger et ont été emmenés manu- militari dans les divers centres d’interrogatoires de la ville des genêts.

Cette vague d’arrestation a une apparence et une réalité. Pour l’apparence, il leur est reproché leur participation au rassemblement pacifique qui devait se tenir à Tizi Ouzou, à l’appel du MAK, soutenu par le CMA pour commémorer la journée du 10 mars 1980. Quand à la réalité, laissant un des membres arrêté, en l’occurrence said Tissegouine nous livrer une partie de son aventure : «…{ Pourquoi m’a-t-on laissé voir Bouaziz Aït-Chebib et lui a-t-on donné l’occasion de me voir ? Il est peu probable que cela ait été fait avec innocence. Au bout d’une minute ou deux, voilà que je suis rejoint par le policier qui était en train de « cuisiner » Bouaziz Aït-Chebib. Déjà à vue d’œil, l’homme sentait qu’il était d’une grande intelligence. Je ne tarderai pas d’ailleurs à le découvrir. Son français est impeccable. Sa courtoisie n’est pas moins bonne. Il m’a posé 3 ou 4 questions. Il a voulu découvrir jusqu’à quel point je suis lié au MAK et quelles étaient mes opinions vis-à-vis des décisions du président du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK)…} ».

Contrairement à leurs habitudes où, souvent, ils se terrent dans leurs casernes dès qu’il s’agit de terrorisme et de banditisme (à titre d’exemple, plus de 70 cas de kidnappings rien que dans la région de Tizi-wezzu. Combien de cas élucidés ? Ils ne doivent pas être nombreux !).
Les services dits de sécurité sont intervenus avec une âpreté qui nous laisse perplexe. Certainement instruits, ces services, ont violemment réprimer les participants venus prendre part à ce rassemblement.
La violence utilisée interpelle les consciences éprises de paix et de liberté et nous empêche de rester passifs face à de tels actes.
Condamner donc cet acte ignoble du pouvoir d’Alger est un devoir et aussi une action citoyenne. Mais hélas la Kabylie est encore une fois face à elle-même, exceptée la Maison des Droits de l’Homme et du Citoyen de Tizi-Ouzou (MDHC-TO) à travers son président A Abboute, l’un des détenus d’avril 80 et le Rassemblement Pour la Culture et la Démocratie (RCD), les autres ont brillé par leur absence. Ces autres qui ne sont, en réalité que des satellites du système, ne sont là que lors de simulacres électoraux. Leur mission est de donner « crédit » à ces simulacres et rendre la façade de ce système « démocratique », car dans le réel, l’oligarchie au pouvoir depuis 1962 et les islamistes sont en train de mettre en place tous les attributs d’une théocratie, et ce contrairement aux décisions contenues dans la proclamation du 1 novembre 1954 et aux résolutions du congrès du 20 aout 1956. Il faudra peut-être rappeler à ceux qui ont la mémoire courte que ces deux événements historiques se sont déroulés en Kabylie.
Le seul espace de liberté qui n’est pas encore livré aux islamistes, par le régime d’Alger, reste la Kabylie. Et elle le restera et constituera un bastion infranchissable pour le régime d’Alger et ses alliés, car le peuple Kabyle est uni derrière le GPK et le MAK pour son salut.

Muhand-wamar Ait Ali (Hachim ,dit Dda Muh),

Conseiller du Président du MAK

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