Militer pour le MAK, le prix à payer

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KABYLIE (Tamurt) – Il a été poussé à l’exil pour avoir tenu une conférence à l’université de Bouira. Les autres militants très détérminés et plein de convictions sont plus que jamais déterminés à relever le défi. En contre partie, ils subissent toutes sortes de persécutions, mais ils n’abdiquent jamais.

Les militants du MAK résistent. Ils mènent une lutte sans relâche contre un pouvoir islamiste qui ne recule devant rien. Ils font face à des intimidations monstrueuses. Ils répliquent toujours par la voie pacifique et démocratique. Au lieu de perdre leurs temps à répondre aux insultes des forces occultes, les militants et les responsables du MAK préfèrent investir le terrain, rencontrer et rassurer les citoyens de bases.

Bouaziz Aït Chebib avec ses amis sont en train de faire un travail de fourmi. Ils essaient d’asseoir le mouvement sur des bases très fortes, de sorte à faire impliquer l’ensemble des militants dans la gestion du MAK.

Par contre, les militants et les sympathisants qui subissent une pression terrible de la part du régime, sont ceux qui travaillent dans les établissements publics. Dès qu’un employé est soupçonné de sympathie avec le MAK, Il devient la cible de ses superieurs anti-kabyles.
Un fonctionnaire dans un service de la wilaya de Tizi Wezzu nous a raconté sa mésaventure après avoir exprimé sa sympathie pour le MAK. Il confia à Tamurt : « Au travail, dans nos bureaux, on parle ouvertement de nos opinions politiques jusqu’au jour où moi et un collègue avions exprimé clairement à d’autres collègues que nous étions pour l’autonomie de notre région. Le lendemain notre chef de service, un homme normalement sincère et honnête, nous a convoqué séparément au bureau. Il nous signifia clairement qu’il pourrait rien faire pour nous si on continuait à parler du MAK au travail, mais aussi même ailleurs ».

Notre interlocuteur rajoutera que « avec le temps, j’ai compris que plusieurs travailleurs de la wilaya de Tizi Wezzu ont épousé les thèses du MAK. Ils sont trés informés sur les differents modèles de gestion économique et politique. Ils récusent tous le modèle archaïque imposé de force à notre région, mais ils ne peuvent pas dire leur soif de voir la kabylie libre, pour le moment ».
Ce comportement reflète amplement le mépris auquel font face au quotidien les militants du MAK qui ne jurent que par la victoire.

Izem Irath pour Tamurt

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