Affaire Hamza Massinissa : Un jugement inique

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La justice sur ordre
La justice sur ordre

SOCIÉTÉ (Tamurt) – Le tribunal d’Iâezzugen a rendu, ce matin, son verdict dans l’affaire Hamza Massinissa, le jeune militant accusé à tort de « coups et blessures sur un agent de l’administration » durant l’empêchement des élections du 10 mai 2012 par les habitants du village At Zellal, dans la commune de souamaa.

Ce dernier a été condamné à 8 mois de prison avec sursis, à une amende de 30000 DA, et à 80000 DA de dommages et intérêts.

Le jugement n’a été que purement politique étant donné que le dossier de l’accusation était vide. Ni témoin, ni mention de ce dit-incident dans le rapport de la commission de contrôle des élections, sans oublier les contradictions relevées dans les déclarations de la partie civile.
Cette condamnation est motivée par le fait que le jeune Hamza Massinissa soit un militant autonomiste.

Le soi-disant journal arabophone, Echourouq, a anticipé la justice dans un article paru hier, en condamnant le jeune Hamza Massinissa à un an de prison ferme alors que le verdict n’était pas encore prononcé. Il s’agit là d’une volonté manifeste de salir la réputation du jeune homme, et par là même, celle de la famille autonomiste.

Le prévenu, Hamza Massinissa, a décidé de faire appel de ce jugement inique qui reflète l’injustice qui fonde le régime raciste d’Alger.

Le président du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK), Bouaziz Ait Chebib, présent au rassemblement tenu ce matin devant le tribunal d’Iâezzugen, a réitéré, lors d’une prise de parole, le soutien de son mouvement à Hamza Massinissa et dénoncé Echourouq qui « s’est substitué à l’institution judiciaire : dans un Etat, ce torchon , n’aurait jamais eu le droit d’exister au vu de son racisme et de ses campagne de diffamation. Mais il continue de prospérer grâce à son idéologie islamo-baâthiste qui consolide le pouvoir dans son action destructrice des peuples d’Algérie notamment ceux qui appartiennent à la grande famille amazighe comme le peuple kabyle ».

Le président du MAK rajoutera à l’annonce du verdict : « nous dénonçons le parti pris du tribunal qui a condamné le prévenu non pas pour des faits qui n’ont jamais été prouvés mais pour ses idées politiques qui dérangent le régime. »

La Rédaction

3 COMMENTAIRES

  1. Encor une fois de plus et encor une fois de trop un de nos militants fais les frais de la hargne que le pouvoir développe contre notre mouvement car le plus naïf des kabyles sait que l’on ne faisait pas le procès d’un de nos citoyens mais le procès du MAK qui a initié et instigué le refus des élections en Kabylie
    Nous ne sommes nullement surpris par l’attitude de ce que l’on appelle communément et particulièrement en Kabylie « la pseudo justice » qui n’est qu’une attitude de semblant et un outil étatique pour à chaque fois que l’occasion est donnée pour brimer le peuple Kabyle ,nous sommes préparés et nous savons à quoi nous en tenir et ce n’est nullement ce genre de simulacre et de farce qui risquera de diminuer et de réduire notre acharnement et notre volonté de vouloir délivrer notre Kabylie de l’étau oppresseur algérien….Faites ce qui est il vous semble être de vos prérogatives et nous ferons ce qui est de notre devoir ,seulement de vous à nous le temps apportera la bonne réponse et classera ceux qui agissent à tort et ceux qui agissent à raison dans pays de demain rétablis où la justice sociale et les droits citoyens prévalent et dans un pays où chacun sera placé à sa véritable enseigne ,chez nous il va de sois que je parle de notre Kabylie ayant retrouvé sa souveraineté ….Attendez et nous attendrons le jour ne tardera pas à poindre
    GHERAB Abdellah

  2. Azul ! Tous les peuples dignes de ce nom, boycottent sans appel les journeaux et les médias qui les dénigrent, les autres persistent à discutailler naïvement sur la touche, et vont encore éternellement faire les choux gras de ces médias qu’ils exhibent bien en évidence toute honte bue. A bon entendeur azul ! Aâlay aâlay ayaazrou ayaazrou ! Adwalir thamourth mbava dyeema!!!!

  3. Quand on rend compte d’un procès, on doit citer les noms du procureur et du président du tribunal (le juge).

    Les citoyens sont en droit de savoir qui sont les instruments consentants de la dérive judiciaire de ce pays.

    Afin que nul n’oublie !

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