C’est le pouvoir qui refuse l’enseignement de Tamazight : Les enseignants de Tamazight désavouent le ministre de l’éducation

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Direction de l'éducation
Direction de l'éducation

SOCIÉTÉ (Tamurt) – Les propos tenus par le ministre de l’éducation algérien, lors de sa dernière visite cette semaine en Kabylie concernant l’impossibilité de la généralisation de la langue Tamazight, ont été démentis par les enseignants de Tamazight qui n’ont pas caché leur vive colère.

« La généralisation de l’enseignement de tamazight ne peut se faire pour le moment », a déclaré à la presse Abdellatif Baba-Ahmed,à Tizi-Ouzou . Il argumenta ses dires par « le manque flagrant des enseignants de Tamazight à l’échelle nationale ». Un argument fallacieux qui ne tient pas debout. Les Kabyles ont compris depuis longtemps le manège du régime islamistes et raciste du clan d’Oujda.

Des enseignants de la langue Tamazight de la Kabylie ont tenu à signaler ce matin à Tamurt que plus de 3 000 enseignants de Tamazight à Tizi-Ouzou sont au chômage. « Ce qu’a déclaré ce ministre est grave. J’ai terminé mes études en Tamazight depuis 2005 et j’ai frappé à toutes les écoles de ce pays, mais sans succès. Les directions de l’éducation de toutes les wilayas du pays refusent d’enseigner la langue Tamazight, et même en Kabylie », tient à révéler en colère Hakima. Une amie à elle, qui est toujours étudiante, a tenu a rappeler la marche des étudiants du département d’enseignement de Tamazight de l’université Mouloud Mammeri qui ont marché le 20 mai dernier pour réclamer l’enseignement de Tamazight. Plus de 3 000 licenciés en langue de Massinissa ont marché à Tizi-Ouzou. Ces faits sont en totale contradiction avec ce que ne cesse de déclarer le pouvoir depuis des années pour justifier le refus d’enseigner Tamazight en Kabylie et en Algérie.

Le ministre algérien, et toute honte bue, a déclaré que: « l’Etat algérien œuvre sans relâche dans le sens à ce que l’enseignement de tamazight soit généralisé le plus tôt possible, et ce en formant justement les enseignants en nombre suffisant ». Veut-il par là nous faire prendre des vessies pour des lanternes ?

« Un jour je me suis déplacé à Alger pour déposer une demande d’emploi dans un lycée à Alger. Je suis tombé des nues lorsqu’un chef de service à la direction de l’éducation m’a signifié tout simplement que Tamazight ne serait jamais enseignée dans son établissement tant qu’il sera vivant. Il m’a lancé à la figure que mon dossier ne serait même pas recevable », nous dira Rabah.
Un autre directeur d’établissement à Oran a justifié le non recrutement des enseignants de Tamazight de peur de voir les arabes retirer leurs enfants de l’établissement qu’il gère. Il existe de nombreux exemples de ce genre en dehors de la Kabylie.

Par ailleurs, selon une enseignante de la langue de Tamazight dans une école primaire à la haute ville de Tizi-Ouzou, les élèves accordent un intérêt particulier à l’enseignement de leur langue. « Mêmes les élèves arabophones des autres régions d’Algérie qui sont installé à Tizi-Ouzou adorent la langue Tamazight et obtiennent parfois de meilleures notes que les Kabyles », nous indique l’enseignante.

Youva Ifrawen

4 COMMENTAIRES

  1. Ssalam ɛlikum – Azul fell-awen

    Remarque :
    Je suis licencié de Tamazight depuis 2002, je réside à Oran
    L’Académie refuse de faire suivre ma demande
    Même les écoles privées ne l’acceptent pas

  2. Charles André julien -Histoire de l’Afrique du Nord de la conquête arabe à 1830- se référant à un autre auteur antérieur, dis cela: avec la conquête arabe, la berberie a fait un saut dans le vide.
    effectivement, et à ce jour nous n’avons pas encore atterris.
    nous n’avons pas encore les pieds sur le sol.
    nous sommes chez nous, et nous utilisons une langue étrangère à la place de notre propre langue.
    et il se trouve Belkhadem, à titre de citation, nous narguer et à nous imposer une langue étrangère.
    aujourd’hui il est question de corriger la constitution: la langue arabe ne peut jamais être officielle, ni encore moins nationale.
    aujourd’hui, toute l’Algérie ne réclame pas seulement Tamazight langue officielle, mais ne plus reconnaitre l’Arabe langue nationale et officielle.
    nous sommes des berbères et nous sommes en berberie, pas en Arabie.
    notre véritable engagement, maintenant, doit être dirigé vers ce combat d’avant garde.
    je sais bien que c’est une tache colossale, mais quand Dieu le Tout Puissant est avec nous, personne ne peut être contre nous dans la Voie de Dieu.
    pour cela, chacun de nous, doit se faire subir une thérapie de choc.

    • c’est fort bien ce que vous dits mon cher Monsieur.
      une therapie c’est ce qu’il faut.
      essaye d’aller en profondeur de votre pensé.
      Qu’est ce que nous voulons. et comment allons nous proceder pour le faire.
      sachez une chose.sans etat. institutions. paix et volonté, rien poyrra etre realisé.
      Commençons par le commencement, soutenir le MAK ET LE GPK.

  3. Les Touaregs, qui ne parlent pas trop, auraient tout simplement interdit de prier en arabe. Nous les Kabyles, au lieu de prendre des décision, pleurnichons comme d’habitude

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