Selon Mohamed Chafik, ancien colonel du DRS : « Bouteflika est fini
Zeroual peut prendre la relève »

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Bouteflika
Bouteflika

ALGÉRIE (Tamurt) – La lutte pour la prise de pouvoir s’acharne au sommet de l’état. Depuis l’hospitalisation de Bouteflika et l’impossibilité de ce dernier de revenir à ses fonctions, les clans affûtent leurs armés.

Selon Mohamed Chafik Mesbah, ancien conseiller de Liamine Zeroual et ex-colonel du DRS, dans une déclaration à un quotidien algérien, le frère de président, Saïd Bouteflika, voudrait placer l’actuel premier ministre Abdelmalek Sellal, pour maintenir tous ses privilèges qu’il s’est accaparé depuis 1999.

De l’autre côté, le clan de Liamine Zeroual, qui espère le soutien du premier responsable des services secrets algérien le général Toufik. « Zeroual pourra reprendre la présidence s’il le faut », a annoncé le colonel. Il a, par contre, ajouté que «le frère de Bouteflika est très dangereux». Il dira que cet homme est capable du pire. Cette sortie inattendue de ce proche de Zéroual renseigne un peu sur l’atmosphère de la guerre des clans qui se trame au plus haut sommet du pouvoir. Il a affirmé aussi qu’il détient des informations très crédibles que Bouteflika ne peut plus rester au pouvoir.

Pour ce qui concerne les graves affaires de corruption qui ont éclaté au grand jour dans plusieurs secteurs névralgiques du pays, le colonel du DRS affirme que Bouteflika est informé au quotidien de ces graves affaires depuis plusieurs années mais le chef d’état algérien a préféré faire la sourde oreille.

Ce témoignage de l’une des personnes les plus imprégnée dans le système de gouvernance en Algérie atteste que l’Algérie n’est effectivement qu’une république bananière et que les décisions et la destinée de tout un peuple ne sont prises que par quelques personnes.

Pendant toutes ces tractations, les opportunistes ne savent plus sur quel pied danser. Ils ne savent qui le DRS va désigner, donc qui soutenir. Les patrons de journaux sont dans l’embarras. Ils craignent de soutenir un clan et de voir en fin de compte l’autre clan au pouvoir. C’est le même scénario que celui de 2004 qui se répète. Éternel recommencement des événements.

Faroudja Aït Massal

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