Présidentielles en Algérie : Le clan de Bouteflika a choisi Abdelmalek Sellal

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ALGÉRIE (Tamurt) – Au fil des jours et devant l’impossibilité de Bouteflika de reprendre son poste à la présidence, le processus de sa succession est déjà entamé. Ce phénomène est inéluctable. L’enfant d’Oujda, qui a tant espéré un quatrième mandat, est rattrapé par la maladie.

Chaque clan essaye de reprendre les règnes du pouvoir, mais les proches de Bouteflika ne comptent pas lâcher prise et renoncer à leurs privilèges. Saïd Bouteflika agit dans l’ombre et semble déjà trouver le successeur idéal à son frère, en dépit de l’opposition farouche de certains clans de l’armée et du DRS. L’actuel premier ministre, Abdelmalek Sellal est mis au-devant de la scène depuis l’hospitalisation du chef d’état algérien. Cette fois-ci les décideurs ne semblent pas chercher le candidat le moins mauvais, comme cela a été le cas en 1999, mais le candidat le plus docile et le plus obéissant. Sellal semble être l’homme qui répond dans la globalité aux critères de sélection. Ce choix n’est pas fortuit. Sellal est connu pour sa fidélité envers le président et son frère. Saïd Bouteflika n’a pas vraiment le choix. Mais la succession est, apparemment, préparé depuis plusieurs mois. L’envoi à la retraite de plusieurs chefs de partis politique, comme Ahmed Ouyahia, Saïd Sadi, Abdelaziz Belkhadem, n’est pas un pur hasard. On dit toujours qu’en politique il n’y a pas de hasard.

Le frère de Bouteflika feint de faire émerger d’autres personnalités politiques, soi-disant jeunes, mais à vrai dire ils n’ont aucune notion dans le domaine de la politique. Une manière de montrer à l’opinion nationale que parmi cette nouvelle classe politique personne n’est capable de reprendre les rênes du pays.
Ainsi, après avoir réussi à réduire à néant l’opposition en Algérie, le clan du frère de Bouteflika est sur le point d’écarter toute autres opposition au sein de l’armée et du régime. C’est la dernière ligne pour s’asseoir à jamais dans le fauteuil d’El Mouradia.

La Kabylie, cette région marginalisée depuis l’occupation turque, n’a aucune chance de retrouver la place qui lui sied quel que soit le prochain « pantin » qui reprendra le pouvoir.

Youva Ifrawen

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