Des lois faites pour bloquer et non développer

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Incroyable mais vrai. On dirait que les lois algériennes sont faites uniquement pour freiner les entreprises en voie de développement dans, probablement, le seul but de garder le pays dans sa situation de dépendance, alimentaire et technologique par rapport à l’étranger afin que les décideurs puissent continuer leur business d’importateurs.

Lors des journées d’études organisées, lundi et mardi, au campus d’Aboudaou de l’université de Bougie sous la thématique des exportations hors hydrocarbures, le premier responsable du groupe de boissons MAMI de Sétif a fait un témoignage surprenant.

Alors que son groupe a saisi une opportunité pour exporter de la limonade et des jus en France, chose faite pendant quelques mois, voilà qu’un incident accentué par les lois algériennes le disqualifie de ce marché.

Lors d’une opération d’exportation de quatre containers sur Marseille, il se trouve que le client décède et que ses héritiers décident d’arrêter l’activité, laissant la marchandise en dépôt au port. Voulant la revendre à d’autres clients européens éventuels ou carrément la rapatrier, cet exportateur essuiera un refus catégorique de la part des services compétents algériens qui exigeront que l’équivalent en devises de cette marchandise rentre dans les caisses de l’état.

Après un périple qui a duré plusieurs mois, la marchandise se détériorant entre temps, le responsable du groupe reconnaîtra qu’il aurait du tricher pour régler le problème. « Les pouvoirs algériens m’ont obligé à tricher » dira-t-il.
En conclusion, il soulignera que la marchandise, ayant perdu de sa saveur et de son goût, n’a été du tout appréciée par les nouveaux clients qui se sont vite empressés d’informer les autres clients et depuis aucune commande n’a été enregistrée de la part des français.

Général Emballages qui est un autre industriel très important dans la vallée de la Soummam a été empêché d’investir ses gains en devises, engrangés par ses exportations de cartons et autres emballages, en France alors qu’une opportunité s’était présenté à lui. N’y a-t-il pas des blocages juridiques dans les lois algériennes pour éviter que les sociétés privées volent de leurs propres ailes ?
Amaynut

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