Des centaines de personnes ont pris leurs sandwichs à Tizi Wezzu : La Kabylie brise le mur de la peur !

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SOCIÉTÉ (Tamurt) – C’est un pas de géant vers la liberté que le peuple Kabyle vient de franchir en l’espace de moins d’une heure. des centaines de personnes, en effet, ont répondu favorablement à l’appel pour un déjeuner républicain et contre l’inquisition, tenu ce matin à la capitale du Djurdjura. 11 heures, la place de l’olivier était déjà noire de monde. Des grappes de personnes, vieilles, jeunes, hommes et femmes convergent vers le lieu de rendez-vous. Bouteilles d’eau dans la main et des sandwichs. L’action s’est déroulée dans le calme. Tout le monde a mangé et a bu « au vu et au su de tout le monde ». Le moment était historique. « C’est la chute du mur de la peur. Le peuple Kabyle retrouve enfin sa liberté. C’est hautement symbolique. Vive Imazghen », scande à tue-tête un vieux d’Ath Waguenoun. Les drapeaux amazigh ornaient le lieu et le rassemblement grossissait au fil des minutes. Les caméras et les appareils photos ont fait leur travail de mémoriser l’évènement.

Bouaiz Aït Chebib monte sur un banc et prend la parole. « On n’est pas contre la religion musulmane, ni contre aucune autre religion. On est pour les libertés individuelles, on est pour la tolérance et pour le progrès. Les Kabyles sont civilisés et nous rejetons toute forme d’inquisition et de radicalisme », dira à haute voix le premier responsable du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie, sous les applaudissements de l’assistance. Hocine Azem, membre du conseil fédéral du Congrès Mondial Amazigh et membre de la direction du MAK abordera dans le même sens. Il dira dans son allocution: « On est un peuple qui a vécu des siècles dans la tolérance. On n’accepte pas qu’on nous impose d’autres cultures étrangères et intolérantes à notre cher pays », dira-t-il D’autres participants ont pris la parole. Des jeûneur ont aussi pris part à cette action. Curieusement les services de sécurité ont déserté les lieux.

L’action s’est déroulée dans le calme. Sauf des policiers en civil et des services du DRS qui ont pris des caméras de loin pour filmer l’évènement. Plusieurs journalistes ont aussi assuré la couverture de l’évènement. Des télévisions étrangères sont venues aussi.
Avant de se disperser dans le calme, les participants à cet évènement qui fera date dans l’histoire de quête de liberté ont pris le soin de nettoyer les lieux et de les laisser propres.

Youva Ifrawen pour Tamurt

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