Grève à l’hôpital Krim Belkacem de Draâ El Mizan

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L’ensemble du personnel de l’hôpital Krim Blekacem de la ville de Draâ El Mizan, 50 km au sud de Tizi-Ouzou, a observé depuis ce matin une grève générale. Les médecins, infirmiers, personnel administratif ont tous suivi le mot d’ordre.

Cette importante structure sanitaire qui couvre toutes les localités du sud de Tizi-Ouzou est entièrement paralysée. La raison de ce mouvement de protestation spontanée est due, selon des médecins qui nous ont contactés, à l’agression hier soir d’un médecin urgentistes par un fou furieux.

La victime a été sauvagement agressée et insultée devant les regards impuissants de ses collègues infirmières. Un acte grave qui n’est pas rarissime, estiment les grévistes. Devant le manque flagrant de moyens matériels et humains pour satisfaire les patients qui affluent de toutes parts, les médecins subissent les pires pressions, injures et intimidations des malades et de leurs proches. « On a enclenché cette grève pour attirer l’attention de nos responsables sur nos conditions de travail. La situation a dépassé la ligne rouge et nous subissons de fortes pressions. On ne peut plus continuer à travailler dans ce climat », nous dira avec amertume un médecin de l’hôpital Krim Belkacem.

Le personnel de cet hôpital estime qu’il est abandonné par les responsables de la santé. La situation ne s’améliore guère dans ce secteur pourtant névralgique. Une pétition a été lancée par un groupe de citoyen pour améliorer les conditions de prises en charge des citoyens au niveau des structures sanitaires à Tizi-Ouzou. Plus de 5 000 personnes l’ont signé, mais rien n’a été fait pour le moment. La sonnette d’alarme a été tirée depuis fort longtemps.

R.Moussaoui

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