Préparation du 4eme mandat : Bouteflika impose Saâdani à la tête du FLN

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Amar Saadani

ALGÉRIE (Tamurt) – Toutes les tempêtes qui ont secoué ces dernières semaines le FLN ont pris fin comme si de rien n’était après le coup de fil de Bouteflika. Certaines indiscrétions parlent d’une conversation directe entre le président et Abderrahmane Belayat, ce récalcitrant qui a tout fait pour faire annuler la réunion du comité central du parti. Mais, il est parvenu à s’abstenir de ses contestations. Bouteflika l’aurait traité de tous les noms d’oiseaux pour enterrer la hache de guerre et l’aligner avec les partisans du 4ème mandat.

Rien d’étonnant sur ces revirements de dernière minute chez les corrompus du régime qui s’affolent comme des moutons avant que leur berger les rappelle à l’ordre. Les dissensions au sein du FLN ne sont que des mises en scène qui n’arrivent point à duper le citoyen qui n’a plus confiance en cette mafia qui dilapident les biens du pays.

Le scenario de Benflis peut revenir ces prochains mois pour faire semblant d’avoir un candidat d’opposition déguisée. L’élection d’Amar Saadani comme nouveau secrétaire général du FLN est en quelque sorte un comité de préparation du quatrième mandat de Bouteflika qui a été mis en place comme de coutume à chaque élection présidentielle.

Les vautours et autres opportunistes se mettront à l’œuvre pour assurer la sale besogne avec l’argent sale qui sera dépensé sans compter pour le recrutement d’une clientèle capable de satisfaire Boutef. C’est Saïd, le frère cadet du président, qui relance les comités de soutien dans le milieu des affaires où la corruption devient le maître mot. Or en Kabylie, la tâche n’est pas encore claire pour les relais de Boutef qui ne veulent pas jeter leur dévolu sur Ould Ali El Hadi qui était directeur de campagne du président pour son élection à l’actuelle mandature.

Des sources de la mouhafadha du FLN affirment que Saïd Bouteflika n’est pas satisfait du travail d’Ould Ali contre qui de nombreuses requêtes ont été formulées. Des factures à coup de milliards restent impayées alors que des industriels et hommes d’affaires de la Kabylie ont été sommés de financer la campagne sous la menace de redressement fiscal.

Farid D

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