cinq nouveaux pays pourraient exister avant 2015

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Conseil des droits de l’Homme de l’ONU
Conseil des droits de l’Homme de l’ONU

MONDE (Tamurt) – Avec la violence qui continue au Xinjiang, les tensions en Tchétchénie et le cas du Daghestan encore éveillé dans la conscience publique, il semble presque banal de dire que c’est presque la fin des états impériaux. Quelques milliers de signatures pour l’Independence du Texas à bien suscité des questions dans la presse étrangère qui se demandent si même les Etats-Unis n’étaient pas à l’abri de ce conflit sécessionniste.

Les superpuissances du nouveau monde, massives et multiethniques, ont-elles vraiment atteint leur point de rupture? La réponse est, certes, un grand non . Alors qu’il ne manque certainement pas de revendications sécessionnistes en Russie, en Chine et dans le voisinage géopolitique, il est peu probable que nous verrons de nouveaux pays (internationalement reconnus) qui émergeront du Caucase ou d’Asie centrale. Un précédent important pourrait déclencher une nouvelle ferveur dans un certain nombre de régions avec l’esprit indépendantiste et qui pourraient affaiblir de façon radicale la position internationale des superpuissances de la région. Pour les dirigeants de la Russie et de la Chine, le maintien de leurs frontières contre les défis des sécessionnistes est un élément essentiel pour sauvegarder de leur légitimité politique.

Mais cela ne veut pas dire que de nouveaux pays ne sont pas à l’horizon. Avec une série de référendums qui s’annonce dans plusieurs démocraties établies et les appels sécessionnistes à voix de plus en plus forte, assurément et à terme on verra des pays plus jeunes surgir dans la scène internationale et ce dans un proche avenir. En voici quelques prétendants potentiels.

1. L’Ecosse

En ce qui concerne les mouvements indépendantistes, l’Ecosse a fait son travail. le Parti National Écossais qui est le plus grand parti politique du pays, a déjà fixé la date du référendum pour le 18 septembre 2014.

Ce qui rend le cas écossais plausible , ce n’est pas seulement la planification, mais c’est aussi le fait que le Royaume-Uni lui-même est d’accord avec l’idée d’une Ecosse indépendante. L’automne passé, le Premier ministre David Cameron a donné son approbation dans un cadre juridique, avec le Premier ministre écossais Alex Salmond, pour un référendum. Le plus grand obstacle à la succession étant surmonté, la question écossaise devient de facto une question d’ordre pratique. L’économie écossaise peut-elle s’auto-suffire? Quelle sera la relation d’une Ecosse indépendante avec le Royaume-Uni et L’union Européenne ? Qu’en est-il des questions l’armée et les affaires étrangères?

Sur bien des cotés, l’Ecosse pourrait très bien être mieux en étant indépendante. Avec de bonnes relations avec le Royaume Uni, une armée indépendante coûterait beaucoup moins que ce que les écossais payent aujourd’hui à la défense britannique. Un meilleur controle sur les taxes et la loi fiscale aiderait les législateurs écossais à mieux aborder leurs problèmes sociaux, tels que l’inégalité dans le domaine de l’éducation, la disparité du niveau de scolaire par rapport au reste du Royaume-Uni. L économie de l’Ecosse pourra être à l’image de celle de Hong Kong et de la Turquie, selon les économistes de la London School of Economics. Mais l’indépendance n’est pas une mince affaire : les pensions pourraient êtres maigres. L’Ecosse héritera d’une partie de la dette nationale du Royaume-Uni qui est toujours d’actualité. Pourtant et malgré ces aléas, les Écossais indépendantistes jouissent d’une belle assises dans le scrutin avec une marge de 9% derrière leurs voisins unionistes. Une chose est cependant certaine dans ce cas: ça sera au peuple de trancher sur la question.

2. Catalonia

Avec l’économie de l’Espagne dans le désordre et le premier ministre Mariano Rajoy de plus en plus embourbé dans le scandale, il n’est pas étonnant que les appels à l’indépendance catalane deviennent plus forts (et peut-être même plus convaincants). Pendant que la Catalogne se projette déjà vers le référendum controversé en 2014, dans les rues de Barcelone, l’une des plus grandes régions métropolitaines d’Europe, la Catalogne a vu des centaines de milliers de ses citoyens manifester en faveur de l’indépendance, malgré l’interdiction de session dans la Constitution espagnole.

Une Catalogne indépendante pourrait se suffire à elle-même sur le plan économique, car cette région, à peu près de la taille de la Belgique, produit un quart du total des exportations de l’Espagne, et c’est l’Espagne qui prend plus qu’elle ne donne. Seulement 57% des taxes catalognes y sont investi. Ban Ki-Moon et David Cameron ont offert leur support pour les citoyens catalans à l’autodétermination. Il parait que près de 60% des citoyens catalans sont pour la sécession, mais l’opposition des radicaux à l’indépendance dans le reste du pays pourrait ralentir l’élan de ce qu’on prend pour acquis dans d’autres pays.

3. La république Srpska

Milorad Dodick « n’a aucune foi en la Bosnie-Herzégovine ». Pro-Poutine et indéniable chef de la république Srpska (ou république serbe), l’une des deux entités politiques qui composent la Bosnie-Herzégovine, n’a pas caché son mépris général pour le reste de l’Etat auquel il appartient apparemment. D’ailleurs il n’hésite pas à clamer fort et haut ses ambitions indépendantistes en affirmant que «Personne ne peut nous empêcher de tenir un référendum». Les investissements étrangers en république Srpska sont relativement élevés compte tenu de ses dotations. Dodick a même affirmé qu’il n’a même pas besoin d’un siège à l’ONU. Étant donné que Srpska est déjà plus ou moins autonome et que ses habitants se considèrent comme fondamentalement distincts des musulmans bosniens de la Fédération de Bosnie-Herzégovine, un référendum pourrait justement être l’étincelle qui allumera le feu dans cette région.

4. Le Québec

Le Québec surveillera de près les résultats du référendum écossais et catalans l’année prochaine. Si les écossais et les catalans réussissent leurs paris, ils stimuleront à coup sûr les appétits indépendantistes de Quebec. La cote de popularité du Premier ministre canadien Stephen Harper a chuté tandis que son administration est impliqué dans un scandale, ce qui a à renforcé le Parti séparatiste québécois. Le fait d’avoir à peine raté son indépendance lors du référendum de 1995, a permis au Québec d’avoir une plus grande autonomie sur les affaires internes – l’immigration, la santé et l’éducation – mais les lois politiques et monétaires restent encore à Ottawa. Mais, alors que la province du Québec séparatiste détient la majorité à l’Assemblée législative du Québec, elle a dû réagir à des promesses et modérer son agenda afin de gagner le soutien de l’opposition. L’indépendance est hors question pour les prochaines années au moins. Mais au cas de réussite de la Catalogne et l’Ecosse le débat ne sera que plus relancer au Qubec.

5. Somaliland

Somaliland, située entre l’Ethiopie et la côte sud du Golfe d’Aden, prend le paradigme sécessionniste attendu à l’envers: cette démocratie modérée relativement stable est à la recherche de l’indépendance d’un pays mal gouvernée n l’occurrence la Somalie. Tandis que la Somaliland jouit de la réputation d’être d’une oasis de paix dans la Corne de l’Afrique et qui est en quête de son indépendance, peu de progrès ont été fait vers sa reconnaissance en tant qu’état souverain depuis sa déclaration d’indépendance pendant la guerre civile somalienne en 1991. En effet à ce jour, aucun état n’a reconnu cette région de 3,5 millions d’habitants.

Mais les choses pourraient changer. La Somalie s’est améliorée de façon prudente ces dernières années, signifiant ainsi qu’une solution diplomatique formelle pourrait être envisagée. La chose est confortée par l’Union européenne et l’Union africaine qui ont établi en 2007 par une rencontre avec le gouvernement séparatiste pour discuter de l’avenir de la région. Il ya un débat quant à la viabilité économique d’une Somaliland indépendante – terriblement pauvre comme le reste de la Somalie – mais les investissements étrangers motivés par une reconnaissance formelle pourraient changer les choses. L’indépendance de cette région se sera à l’ordre du jour qui les événements s’accélèrent chose qui semble tarder pour le moment.

Policymic
Traduit par Ḥamid At Sliman

14 COMMENTAIRES

  1. Franchement il faut être kabyle pour croire que le Québec serait quelque chose sans le CANADA.Le Québec c’est pire que la Kabylie,ils n’ont rien à part la biére et les Canadiens de Montréal.C’est graĉe au pétrole de l’Alberta qu,ils vivent en plus ils ouvrent leurs gueules,c’est un fardeau pour le CANADA.Exactement comme la Kabylie en ALGÉRIE.
    Allez Mr le modérateur un peu de courage publiez le com,chiche démontrez que vous avez un esprit DÉMOCRATIQUE,ce dont je doute mais sait-on jamais.

    • Nous devons donc ,d’après vous ,leur être reconnaissant de nous avoir « civilisé  » avec leur bêtise et de nous avoir fait vivre de notre pétrole. Décidément,la vassalité généreusement rétribuée pousse au reniement de sa famille et à la perte de sa dignité d’homme libre !

    • Vous vivez au Canada ou en Arabie seoudite pour dire de telles betises a propos du Quebec. Verifiez vos dires avant de les publier ! Le Quebec est l’un des pays les plus riche du monde et non de l’Amerique du nord.Avec un territoire grand comme presque 4 fois la France, il est le plus grand producteur d’energie hydraulique, il n’a strictement pas besoin de petrole ni de gaz, les normes ecologiques sont les meilleures au monde. L’industrie du papier et des celluloses est la plus perfectionnee au monde. Toute la partie nord frontaliere des USA avec le Canada depend du Quebec pour son electricite.Les technologies avancees sont tres presentes, le Quebec a plus de relations economiques avec les Etats Unis que le reste du Canada.Il peut amplement subvenir a ses besoins et aider les autres pays pour leur developpement.DEs richesses naturelles immenses et inteligeamment exploitees, une faune animale et vegetale tres bien conservee, c’est un exemple de developpement en symbiose avec la nature qui est un modele pour le monde entier.

      • Je vis au Québec et je connais bien,d’ailleurs je pars bientôt car avec la Pauline(=Marine) c’est le début de la fin.La pollution bat des records au Québec,l’air est vicié et l’eau pourrie,y a beaucoup de choses qu’on nous cache ici.Pour ce qui est de l’économie j’aimerais vraiment connaître les performances du Québec!Montréal est devenue une ville de seconde zone,aucune attractivité.Reste SNC Lavallin champion du monde de la corruption.

    • Le Quebec s’auto-suffit et s’impose. L’histoire des Peuple de ce continent fait que le pays est une union de complementaires surr tout point de vue. Le Quebec export enormemment vers tout le monde francophone d’a travers le monde a commencer par la france ! Quand a Montreal, c’est une ville typiquement hurbaine avec ses problemes typiquement hurbains – les memes a Dakar, NY, San Francisco, Johansbourg, Kopenhengen, en chine, et meme a alger !

      La dynamique citoyenne par contre est tres vive… ca donne un sens a la vie – comment resister au froid sans ca ?

  2. Un virtuel Maghreb arabe
    L’existence, la composition ou la construction du Maghreb arabe selon les déclarations de Mr Zerhouni, ministre d’état ne peuvent encore prendre forme que dans des consciences à vision limitée pour ne pas dire nulle. En effet, ces manœuvres sournoises aux différents niveaux de l’état et à différentes époques tentent de valider une thèse que de nombreux facteurs dans cette région du monde réfutent et refusent d’accepter. Le Maghreb n’a jamais été arabe et sa réhabilitation identitaire serait plus que nécessaire. Un constat de fait qui s’impose de facto à travers le bouleversement mondial, régional et parfois même local.

    S’il fut un temps ou dans l’euphorie de la décolonisation des rives orientales de la méditerranée du sud de la domination de celles de la rive nord ont répondu d’une façon plus au moins avec engouement et ferveur au nationalisme et au panarabisme incarné par l’Égypte de Nacer et accessoirement par d’autres voix populistes de leaders de circonstances, mais passé ce stade de populisme flottant ; le Maghreb arabe, virtuel, tarde toujours à voir le jour, et l’effritement de son dogme est entamé depuis déjà bien longtemps.

    Une fouille superficielle ou approfondie démontre largement que le Maghrébin a une tendance et une attirance à tout ce qui vient du nord, à plus forte raison, les harragas sont toujours repêches prés des cotes européennes jamais dans l’espace désertique des contrées d’Arabie.

    L’histoire sans cesse falsifiée, recomposée, écrite ou racontée, dans ces pays dits « arabe » évite de dévoiler certains faits d’importance dont la compréhension et l’analyse sont plus que révélateurs d’un passé duquel le présent et l’avenir demeurent toujours tributaires.

    La conquête des pays d’Afrique du nord par les arabes s’est imposée non pas par une puissance et une force guerrière mais par une fulgurante diffusion d’une doctrine imposée qui n’était dans le fond et dans les faits qu’une forme sournoise et efficace de spoliation de l’autre, et sa propagation est menée par les peuples non arabes souvent à leur détriment.

    Les déclarations successives de ministres et compagnie sur l’identité d’un peuple ne sont en réalité qu’un rappel historique d’un instrument d’une norme qu’on cherche à faire perdurer infiniment et indéfiniment par de savantes subtilités ou par un rapport de force s’il est juge nécessaire.

    Les races et les identités qui se complaisent dans la médiocrité d’une fausse vérité ne peuvent trouver d’issue positive que si leurs facultés de raisonnement sortent des carcans qui les ont longtemps asservies et comprimees afin de retrouver et de restaurer leur dignité perdue.

    Arezki HAMOUDI
    Détenu politique des années 70

  3. En ce qui nous concerne nous dirons que les états devraient se constituer selon un critère religieux et non économique pour qu’il y ait un consensus sans friction .Il y aurait donc ,en Kabylie , un état producteur de richesses,fruit de travail et un autre producteur de parasites devant consommer les richesses de l’autre en contrepartie de boniments fictifs.Comme le maître des lieux tient à ce que le parasite reste indissociable du producteur,le parasite n’acceptera jamais une autonomie qui l’obligerait à se fouler la rate pour vivre sans être parasite.

  4. pour AVOIR UN états KABYLE cest avec LONNU quil faut negocier pas avec cest teroriste ou pouvoir reconnu par le monde quil faut parler eux ne sont que des vouyous des rejetez de la societè des incapable des voleur des assassin pas plus…cest leur culture…hier il sont montrè le grand diable entrain de recevoir sont soit disant le premier ministre il était entrain de lire sont ses lunnette alors quand il était on bon santè il utilise tjr ses lunnette il nous prend pous des con…franchement je ne vois pas queceque on est entrain de faire avec ses dimons ses clochard ses voleur les ennemi du DIEUX…aux ARMES citoyen soit la rennaissance soit lixtinction…mes pas ce que on vis maintenant parceque plus pire que ca…. nexiste pas.

  5. En 2005 ,vous dites ! lol
    En ce qui concerne le Québec le paradoxe est tel que si s’il y a bien quelqu’un qui peut faire la souveraineté du Québec malgré lui c’est bien Stephen Harper et celle qui pourrait lui donner le coup de grâce pour ne plus se relever c’est bien Pauline Marois.

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