Bougie /Corruption à la Direction de l’éducation – Des réactions voilées et des questionnements

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Direction de l'éducation
Direction de l'éducation

C’est la panique dans le secteur de l’éducation à Bougie (Béjaia) suite à un article de Tamurt.info, repris par un quotidien arabophone. Ceci a fait réagir le directeur de l’éducation qui a été l’invité d’une émission hebdomadaire de radio Soummam.

Même si, en réponse aux questions des journalistes traitant du scandale qui a éclaboussé son secteur, le responsable de l’éducation au niveau de Bougie a exigé, lors de son intervention sur la radio locale, des preuves tangibles pour prendre des mesures, il semblerait qu’une première décision aurait été prise

Le chef de service de la formation et des examens, accusé de toucher des pots de vin pour le recrutement d’enseignants, aurait été suspendu mais officiellement, certaines sources parlent d’un départ en congés annuels et en congés maladie, selon d’autres. Toutefois ceci n’a pas apaisé les esprits car la famille de l’éducation attend une réaction du ministère de tutelle.

Les lacunes au niveau de ce secteur sont multiples. Outre ce qui a été rapporté par Tamurt.info dans son précédent numéro, il y a également cette histoire d’un membre influent du syndicat des enseignants du secondaire et du technique (CNAPEST) qui aurait tenté de faire passer son frère, titulaire d’une simple licence, comme enseignant de lycée alors qu’il est exigé un master pour le poste. Malheureusement pour lui, les services de la fonction publique ont découvert le pot aux roses et ont rejeté son dossier.

Par ailleurs, le secrétaire général de l’académie qui n’est pas en odeur de sainteté au niveau de cette direction, a été poussé vers la porte de sortie et son dossier de retraite aurait été déposé auprès des services compétents pour que la décision soit avalisée et effective. Certes, il dépasse les 60 ans, l’âge de retraite, mais il n’est pas le seul au niveau de ce secteur.

Outre cela, il n y a aucune organisation des efefctifs. Paradoxalement, on parle de sureffectifs dans les classes de lycée et de collège alors que certaines écoles primaires se retrouvent avec des sous-effectifs d’une quinzaine d’élèves par classe et des enseignants en surnombre. Aucune organisation n’est apparemment programmée, au préalable, par les services de la scolarité à moins qu’ils ne budgétisent les postes selon la demande de leurs « amis ».

De simples agents d’administration sont détachés à la direction de l’éducation pour se charger de l’établissement de la paie alors que des intendants et sous-intendants, plus compétents en la matière, se roulent les pouces dans les établissements comme celui du collège Nacéria, à la solde du directeur de l’éducation, qui attend sa promotion au poste de chef de bureau du personnel, promise par son baron.

Amaynut

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