Affaire du trafic de passeport et de cartes grises à Tizi-Ouzou – Le chef de daïra de Larvaâ Nath Irathen placé sous mandat de dépôt

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Le procureur de la république du tribunal de la vile de Larvaâ Nath Irathen a décidé de placer le chef de daïra de cette même localité en détention provisoire. Ce commis d’état est pris en flagrant délit de falsification et de trafic de documents administratifs.

Le chef de daïra, avec la complicité de trois autres fonctionnaire, ont établis des centaines de cartes grises et des faux passeports. Des documents signés et cachetés vierges ont été retrouvés dans le bureau du mis en cause. L’enquête, selon notre source, a révélé que ce réseau activait depuis au moins 3 ans.

Le nombre de faux documents établis n’est pas encore déterminé par les enquêteurs. Par contre, on apprend que des sommes d’argent faramineuses sont empochées par les maires de ce réseau, chapeauté par le chef de daïra, premier représentants de l’état central d’Alger au niveau local.

L’enquête se poursuit toujours. Les trois autres fonctionnaires impliqués dans cette affaire ont été remis en liberté provisoire. Toutefois, on se demande pourquoi les services de sécurité n’ont visé que le chef de daïra de Larvaâ Nath Irathen ? Il n’est pas le seul certainement à s’adonner à ce genre de trafic. D’autres chefs de daïra des autres localités de Tizi-Ouzou sont connus pour leur implication directe dans des affaires de corruption et de bradage du foncier public.

Le chef de daïra de Tigzirt a été dénoncé par un commerçant. Le commis de l’état a demandé à un commerçant de cette ville d’empocher les 40 000 dinars d’achats qu’il a effectué auprès du directeur d’une école primaire de la même région. Il payait donc ses courses avec l’argent des cantines scolaires des écoles primaires.

Le chef de daïra d’Azazga a été dénoncé par une veuve à qui il a promis un poste de travail à condition qu’elle ait des rapports sexuels avec lui. Le cas du chef de daïra de Larvaâ Nath Irathen, est certes une vérité, mais il s’agit certainement d’un règlement de compte entre « bandes rivales » de la mafia politique locale ou régionale, car il est certain que le pouvoir ne mènera jamais une lutte globale contre la corruption en Kabylie.

Nassim N.

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