Absence de moyens de transport et fermeture des commerces : La Kabylie paralysée le jour de l’Aid

18

KABYLIE (Tamurt) – Toutes les villes de la Kabylie ont été quasiment paralysées le premier jour de la fête religieuse de l’Aid durant lequel le citoyen a passé des moments très difficiles à cause de la fermeture de plusieurs commerces. Les riverains ont été pénalisés une journée durant car, à l’exception de quelques épiciers qui ont ouvert leurs portes, les autres commerçants ont préféré baisser le rideau dans la ville de Tizi-Wezzu qui donne l’image d’une localité morte.

La seule boulangerie en activité ce matin, a écoulé juste une quantité infime de pain. Ni les menaces de sanctions ni la loi adoptée par le parlement modifiant et fixant les conditions d’exercice de l’activité commerciale qui obligeant les commerçants à approvisionner le citoyen en produits de large consommation, n’a pas dissuadé les commerçants à fermer leurs magasins le premier jour de l’Aïd.

Cette journée de l’Aid a mis le citoyen dans une situation très difficile. Le centre ville de Tizi-Wezzu offre le visage d’une ville fantôme où même la circulation des voitures est très fluide contrairement aux embouteillages des autres jours. L’agence de transport de voyageurs est désertée par les bus surtout à destination des localités de la haute Kabylie comme Larbaâ Nath Irathen, Michelet et Azazga, profitant aux quelques clandestins qui proposent des tarifs faramineux sans se soucier de leurs concitoyens.

L’autre phénomène qui fait son apparition durant ce genre d’occasion, est le commerce à la sauvette où les vendeurs multiplient les prix par quatre ou cinq, profitant de la fermeture des commerces pour abuser de la situation du pauvre citoyen qui payent la mauvaise gestion des responsables de l’administration. Celle-ci, au lieu de faire appliquer les mesures du gouvernement sur les permanences les jours des fêtes, est trop occupée par la préparation de la révision des listes électorales pour dérouler le tapis rouge à un quatrième mandat de Bouteflika.

Farid D

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici