Selon les buralistes de Tizi-Ouzou : Chute libre des ventes des journaux Ennahar et El Chourouk

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TIZI-OUZOU (Tamurt) – « On peut tromper beaucoup de gens, en peu de temps. On peut tromper peu de gens en beaucoup de temps, mais on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps », cette célèbre citation s’applique actuellement aux deux quotidiens arabophones, El chourouk et Ennahar, qui assument clairement leur racisme envers les kabyles. Les ventes de ces deux quotidiens sont en chute libre à Tizi-Ouzou ces deux derniers mois.

En absence de chiffres concrets et de statistiques précises et fiables, le journal Tamurt.info a enquêté auprès des buralistes de la ville de Tizi-Ouzou, et quelques localités environnantes. « Avant je prenais chaque jour 150 exemplaires d’Ennahar et 200 d’El chourouk, mais ces dernières semaines les reliquats de ces deux quotidiens sont énormes. Les ventes ont chuté de plus de la moitié, pourtant c’est la rentrée sociale et universitaire. D’ailleurs j’ai demandé au distributeur de me réserver que 60 exemplaires pour chacun de ces deux titres arabophones », nous attesta un buraliste au quartier dit la Tour, à la nouvelle ville de Tizi-Ouzou. Même topo au centre-ville. Le nombre de vente d’Ennahar et D’Echorouk a sensiblement diminué. « Avant, même ceux qui ne maîtrisent pas la langue arabe l’achète, mais ils se sont rendus compte que ces deux journaux excellent dans l’intox et la désinformation à travers des faux scoops », témoigna un vendeur de journaux.

A Mirabeau, par contre et à Sidi Naâmane, deux localité de l’ouest de Tizi-Ouzou, les ventes d’Ennahar et d’El Chourouk ont même enregistré une légère hausse. La raison est peut être, le nombre de résidents arabes qui se sont installés dans ces deux villes ces dernières années, dont la plupart sont des policiers et des gendarmes.

Les raisons du désintérêt que les lecteurs Kabyles ont affiché envers ces deux produits d’information et de communication sont multiples. D’abord les campagnes successives menées contre de nobles personnalités culturelles et politiques kabyles. Une journaliste d’El chourouk a osé publier un article dans lequel elle révèle que plus de la moitié des femmes kabyles trompent leurs maris !

Ennahar, géré par le clan de la police, publie des insultes qui frisent la vulgarité. Le niveau scolaire des journalistes de ces deux quotidiens, notamment Ennahar, ne dépasse parfois pas le cycle du niveau primaire. Tous ces paramètres ont dévoilé la vraie nature de ces deux journaux. Les milliards injectés dans leurs caisses n’ont pas suffit à tromper le peuple kabyle.

Ailleurs, en Algérie, le pouvoir a réussi à imposer ces deux journaux. Par contre, selon toujours notre petite enquête, qui n’a touché que la ville de Tizi-Ouzou et quelques localités limitrophes, les ventes du quotidien arabophone El Khabar ont nettement augmenté. C’est le cas pour la presse francophone, notamment, Les quotidien comme Liberté, El Watan et le Soir d’Algérie. Ils sont indétrônables et leurs ventes ne cessent de monter.

Toutefois, il faut le dire, tous les quotidiens, les journaux électroniques, les radios et télévisions, boycottent les activités du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK). Le manque de professionnalisme dans le traitement de l’information politique et culturelle est flagrante à Tizi-Ouzou, comme ce fut le cas dans tout le territoire de la Kabylie.

Farid M

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