Affaires des bidonvilles installés à l’Oued Aïssi : Le wali a offert 10 hectares de terrain aux arabes à Tizi-Ouzou

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TIZI-OUZOU (Tamurt) – L’histoire de l’installation d’une centaine de familles arabes à Tizi-Ouzou, venues essentiellement de Tunisie et d’autres régions intérieures de l’Algérie, afin de fuir la misère pour les premiers et le terrorisme pour les seconds, remontent aux débuts des années 1990. Ces familles débarquées en catastrophe ont squatté un terrain vague dans la région d’Azouguen.

Au début, les habitants locaux, fidèles à leur hospitalité légendaire, avaient accueillies ces familles arabes par des aides et des subventions. Les kabyles leur offraient des médicaments, vêtements, nourriture et même argent. Quelques mois après, les nouveau-venus ont commencé à créer des problèmes. Des vols répétitifs sont apparus, des citoyens agressés, c’est ainsi qu’ils ont été chassés en 1996, pour mettre fin au climat d’insécurité dans la région.

Les centaines de familles, qui ont été rejointes par une autre centaine au fil des années, ont trouvé refuge à Oued Aïssi, au lieu-dit Zarzara. Une source de la direction des terrains domaniaux de la wilaya de Tizi-Ouzou, nous a confié qu’une superficie avoisinant les 10 hectares a été cédé gratuitement au profit de plus de 230 familles arabes par le wali de l’époque. « Les directives sont venues d’en haut et on ne pouvait pas refuser », confia notre source.

Depuis, les arabes se comportent comme les maîtres des lieux à Oued Aïssi. Un jeune de la région de Bougie a été amputé de son oreille en 2003, devant l’hôpital psychiatrique de Fernan Hannafi, venu rendre visite à son frère hospitalisé, pour avoir résisté à un vol à l’arraché de son téléphone portable. Contrairement à ce qu’on laisse supposés, les arabes de Zarzara ne sont pas pauvres. Certains d’entre eux sont des cadres à la wilaya de Tizi-Ouzou. On dit même qu’ils sont prioritaires dans les recrutements au sein de l’administration. « Nous, les Kabyles nous ne sommes pas régionalistes, ni racistes. Les Syriens qui fuyaient la guerre sont accueillis comme des frères à Tizi-Ouzou. Les étudiants africains préfèrent toujours les universités de Kabylie où ils ne sont jamais persécutés. D’autres habitants d’Algérie travaillent à Tizi-Ouzou, notamment dans les chantiers sans le moindre problème, mais ceux du bidonville de Oued Aïssi ont transformé la région », nous dira un habitant d’Irdjen.

« Le bidonville de Zarzara est une colonie arabe au sein de notre territoire », ajoute notre interlocuteur. « Ce qui est intriguant, c’est que ces familles qui vivent grâce aux vols et aux agressions, n’ont jamais été inquiétées par les services de sécurité. Aucun de leur membre n’a été arrêté à ce jour », fera remarquer notre interlocuteur.

Farid M

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