Mouvement Amazigh au Maroc : – L’amazighité et les défis de la situation actuelle en Afrique du Nord débattus

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La rencontre des organisations et associations amazighes à Méknès les 09 et 10 Novembre 2013 au siège de l’association Assid, en coordination avec la Commission constituée lors de la rencontre d’Imzourn du 13-14 Avril 2013, intervient dans un contexte international, régional et national qui impose de grands défis au Mouvement Amazigh en Afrique du Nord (Tamazgha) en général, au Maroc en particulier.

Cette rencontre Nationale à laquelle ont participé des dizaines d’organisations, d’associations et de coordinations amazighes a, deux jours durant, étudié de manière profonde et responsable, à travers de sérieux débats, l’état actuel de la question amazighe à travers les axes suivants :

– L’amazighité et les défis de la situation actuelle en Afrique du Nord;

– L a coordination amazighe : contexte, fonctions, organisation ;

-les perspectives de l’action amazighe dans le contexte international et les développements actuels en Afrique du Nord ;

-l’amazighité et la situation politique actuelle au Maroc : la problématique constitutionnelle, les lois organiques, les partis politique ;

-l’amazighité et le dossier des richesses et de la justice spatiale ;

Après avoir rappelé les différentes étapes de l’histoire militante du Mouvement Amazigh avec ses réussites et ses échecs, après avoir analysé les différents aspects des perspectives de la situation actuelle du Mouvement Amazigh et constaté l’urgente nécessité d’une action commune de toutes les composantes de ce Mouvement afin de donner plus de force à la voix et l’action amazighe dans toutes ses dimensions, surtout à un moment où l’on cherche à remettre la question amazigh au premier carré, les participants à cette rencontre affirment ce qui suit :

– L’élection d’un Bureau de Coordination Nationale avec la mission de multiplier les rencontres et le dialogue avec toutes les composantes du Mouvement Amazigh, analyser les projets et rédiger les textes fondateurs, établir un plan dans le but de mettre en place une stratégie pour une action dans un front unifié ;

-l’élargissement des débats afin de développer l’action de la Coordination Nationale après la troisième rencontre nationale dont le lieu et la date seront fixés ultérieurement ;

-la réaffirmation des revendications du Mouvement Amazigh dans tous leurs aspects, surtout ce qui a trait à la problématique constitutionnelle, et à la nécessité de militer pour une constitution démocratique dans la forme et l’esprit, une constitution qui reconnaît l’amazighité du Maroc comme Etat fédéral et laïc, et faisant des Droits de l’Homme et des traditions amazighes positives les unes des sources de sa législation ;

-le soutien et la solidarité avec l’action légitime des mouvements de contestation au Maroc (20 Février, Imider, Targuist, mouvements des chômeurs, les victimes des expropriations et du pillage des richesses, coordination de la société civile du Sous Massa Draâ, Aguelmim, Smara, organisation Izerfane, Tadouarte, etc…), sans oublier les organisations interdites ou sous blocus ;

-l’entière solidarité avec les détenus du Mouvement Amazigh (Mastapha Oussaya, Hamid Aâttouch, Mastapha Bouhenni, Mastapha Ouchtobane) et la demande de leur libération immédiate et sans conditions ;

-le soutien au combat du peuple amazigh sur tout le territoire de Tamazgha (Libye, Tunisie, Algérie, Egypte, Iles Canaries, Azawad…) ;

-la demande de revalorisation des véritables martyrs du peuple marocain, et en premier les martyrs de la résistance armée (Moulay Mohand, Moha Ouhammou Azayi, Aâddi Oubihi, Abdallah Azakour, Ahmed Koukliz, etc…), ainsi que les martyrs de l’Armée de Libération avec à leur tête Abbas Alamssaâdi ; enfin la demande de faire la lumière sur la disparition de Boujemaâ Elhabbaz et Haddou Ouqchich.

-la réaffirmation des participants de leur détermination à s’opposer à toute tentative d’atteinte à la légitimité de la cause amazighe ainsi que leur volonté de soutenir tout mouvement amazigh dans son action contre toute forme d’exclusion et de marginalisation dont souffrent tous les imazighen du Maroc ;

Enfin, les participants à cette rencontre Nationale du Mouvement Amazigh renouvellent leur appel à toutes les militantes et militants du Mouvement Amazigh, à toutes les organisations et associations amazighes, à adhérer à cette coordination nationale dans la perspective d’élaborer une stratégie d’action amazighe commune à l’avenir.

dm

2 COMMENTAIRES

  1. s’organiser c’ est mais il est impératif de s’unir avec toutes les entités amazighes…

    Pourquoi les touaregs du MNA sont abandonnés leur triste sort de la France funeste qui vaut absolument les soumettre et DE FORCE S’IL le faut au MALI pour continuer sa colonisation de la France des lumières.. {{Soyez un peu solidaire avec eux ..écrivons au moins sur des sites pour les soutenir et faire connaître leur situation dictée par la hollandaise ARABISTE François hollande.}}
    CE N’est pas le FFS ET LE RCD grands démocrates qui feront qq chose
    POUR EUX..LAMENTABLES.
    MLNA TOURAEGS EN DANGER…SOYEZ SOILDAIRE!!

    Aujourd’hui, le MNLA et le peuple de l’Azawad, piégés par la France, sont assiégés par les islamistes et les forces « de paix » internationales qui les menace d’une guerre frontale. L’Azawad est submergé par la haute trahison du premier responsable du MNLA, en même temps que par les menaces, de plus en plus nettes et sans complexes, de la France, celle-ci menaçant de faire usage de ses armes contre le peuple azawadien et le MNLA.

    Mais, malgré la disproportion des forces en présence, les populations civiles, en particulier les jeunes et les femmes, se disent prêts à affronter SERVAL et la MINUSMA si le MNLA ne le fait pas. Et quotidiennement, des manifestations se tiennent à Kidal et dans les camps de réfugiés, tantôt pour dénoncer la trahison de Bilal Ag Acherif, tantôt pour dénoncer la lâcheté et la trahison de la France et tantôt pour rappeler le MNLA à ses engagements envers le peuple de l’Azawad et non pas envers des institutions internationales qui s’apprêtent à livrer l’Azawad à la boucherie malienne, en dépit de sa parfaite connaissance des actes inhumains commis par le Mali contre le peuple de l’Azawad.

    Les populations civiles savent également que la France est bien plus disposée à accepter l’existence légale de l’islamisme, arrière chambre du terrorisme, que d’admettre la justesse et la légitimité des aspirations du peuple touareg à vivre dans la paix, la liberté et la sécurité. Pour la France, l’ennemi ce n’est pas le terroriste islamiste, c’est bel et bien le touareg laïc.

    http://www.siwel.info/Ouvertement-accuse-de-trahison-Bilal-Ag-Acherif-est-publiquement-desavoue-par-un-membre-du-bureau-politique_a5633.html

    • Voila quelque chose de si bien dit, et ca ne concerne pas que les Amazighs Marocains, mais tout le monde…

      {{Il n’y a pas d’autre facon de s’y prendre que part une marche massive et a Paris-meme, que la france comprenne, que les Touaregs ne sont pas des Orphelins oublie’s au fond-fond du desert, qu’ils disposent d’une arme’e a Paris-meme. Ca les fera reflechir 2 fois !}}

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