Session extraordinaire de l’APW de Tizi-Ouzou autour de « tamazight : langue et culture, bilan et perspectives », Le groupe RCD la qualifie de « suspecte »

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TIZI-OUZOU (Tamurt) – La session extraordinaire de l’APW de Tizi-Ouzou programmée pour la journée du 18 de ce mois (demain) autour du thème « tamazight : langue et culture, bilan et perspectives » est qualifiée de suspecte par le groupe RCD siégeant au niveau de l’institution citée ci-dessus. C’est ce qui ressort de la déclaration rendue publique par le groupe RCD de l’APW de Tizi-Ouzou.

« Dans l’opinion, l’urgence et le choix des intervenants suscitent légitimement de multiples interrogations sur la crédibilité et les réelles motivations d’une telle démarche », soutiennent effectivement les auteurs de ladite déclaration avant de poursuivre sur le même ton de reproche et d’accusation : « Cette session, à la préparation de laquelle le groupe RCD n’a pas été associé, est d’autant plus suspecte que le FLN et le RND, fossoyeurs de l’identité amazighe et de sa reconnaissance institutionnelle, partenaires actuels du FFS qui a de tout temps refusé de prendre part aux sessions extraordinaires consacrées à des problèmes de sécurité, d’intempéries, d’incendies, du développement régional et de lutte contre la corruption, agissent avec un sectarisme sur un dossier supposé rassembler au lieu de servir aux manœuvres occultes ».

« Pis encore, soutient encore le groupe RCD qui déclare que « l’exclusion de la liste des intervenants, des militants connus dans le combat amazigh et des spécialistes, au demeurant nombreux, au profit des seuls représentants et affidés au pouvoir dont le seul critère est d’abord leur reniement et leur affligeante allégeance au chef de l’Etat, est un autre signe révélateur des desseins inavoués assignés à cette session ».

« S’agit-il d’un marchandage politicien, prélude à la consécration d’un 4ème mandat et outrancier mandat ? S’agit-il d’un alibi à la révision d’une constitution sur mesure qui perpétue le statu-quo, l’autoritarisme et le règne d’une oligarchie prédatrice ? Ou s’agit-il d’une alliance, maladroitement annoncée dans l’invite du tonitruant « patron » du FLN, promouvant la candidature ddu chef de l’Etat dans une région résolument opposée au système qu’il incarne ? », s’interrogent les signataires de la déclaration avant de conclure qu’ « il va sans dire que tamazight, langue, culture et identité ne peut être que l’objet de ces basses manœuvres de ceux qui l’ont combattue ou reniée ».

Le groupe APW RCD estime que « nul n’ignore que la réhabilitation de l’amazighité est une exigence de l’histoire qui passe nécessairement par le dépassement du système politique actuel, à l’origine de ce déni ». Enfin, les auteurs de la déclaration notent que « le groupe RCD est, plus que jamais, convaincu que cette ambition appelle la mobilisation et la solidarité de toutes les composantes politiques, sociales et culturalistes militant depuis des décennies en faveur de l’amazighité et de la citoyenneté. Elle requiert corrélativement une volonté politique claire et résolue pour réparer cette injustice et faire face à la stratégie de désintégration et de contre-développement visant particulièrement notre région, au lieu d’une ville manœuvre sans lendemain ».

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