Retour sur l’interdiction du rassemblement de Bejaia

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BOUGIE (Tamurt) – L’appel lancé, il y a quelques jours sur le réseau social Facebook repris par la blogosphère et par plusieurs pages kabyles, pour la tenue d’un sit-in prévu à 11h devant le siège de la wilaya Bejaia, a été empêché par la police.

Récit des faits par l’initiateur du Rassemblement :

Nous avons occupé les lieux vers 10H45 et avons commencé à coller nos slogans de solidarité. Une dizaine de personnes nous a vite rejoint. Par la faible mobilisation, le rassemblement n’a pas eu lieu mais s’est transformé en un point d’information et de sensibilisation aux graves incidents qui frappent la population de la vallée de Mzab. Il fallait à tout prix dénoncer la désinformation et le black-out médiatique. De nombreuses personnes ont donc pu être informées par les organisateurs. Elles ont pointé du doigt les agissements inacceptables de la police de Ghardaïa

Il faut noter que le député du Front des Forces Socialistes (FFS), Khaled Tazaghart, nous fait signe de la main en nous lançant un « bonne initiative », mais sans s’arrêter.

Alertés par trois agents du DRS qui avait peur de la masse qui se formait (les agents été là avant notre arrivée et ont surveillé l’action), des policiers à bord d’un fourgon et d’un 4X4 de police sont arrivés de nulle part et ont procédés a l’arrestation de 4 personnes. OUDJEDI Youcef militant du MAK, un membre du bureau régional de Bejaïa du RCD répondant aux initiale A.O, une jeune fille d’Adekar militante du MAK et un jeune mineur de 12 ans.

L’interrogatoire durera plus de deux heurs, après la diabolisation habituel du MAK. Les policiers nous ont demandé si nous soutenions « la cause palestinienne» ?
Un autre policier nous « conseilla », de créer un nouveau parti si nous voulions réussir dans la vie.

Notre arrestation a duré au minimum 6 heures. C’est la présence de la diversité RCD qui nous a « sauvé » selon un policier avant d’avouer qu’à Ghardaïa ce sont des « ordres », en faisant un signe de la main, qui viennent « d’en haut »

A signaler la confiscation du drapeau de la jeune fille en lui disant qu’elle recevra un appel d’« ici quelques heures » pour le récupérer.

Avant d’être relâchés, on nous a montré «le chemin», en nous disant «de créer un nouveau parti et de changer votre vision de la police» »

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