Sortie du film de Belkacem Hadjadj sur l’histoire de Fadhma N’soumer : Encore une mascarade cinématographique sur Fadhma N’soumer ?

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CINÉMA (Tamurt) – Le réalisateur kabyle, Belkacem Hadjadj vient de présenter, cette semaine, son nouveau film intitulé «Fadhma N’soumer, Avernous yerɣan». C’est un long métrage qui retrace, de manière aléatoire le parcours de l’héroïne kabyle, Fadhma N’soumer, surnommé par l’armée française la Jeanne d’Arc d’Afrique pour son courage et son héroïsme. Le film en question est tourné en langue «Kabyle cassée». Ce qui n’étonne pas quand on sait que c’est le pouvoir dictatorial d’Alger qui a financé ce film. Un pouvoir qui fait tout pour anéantir la culture kabyle, et faire oublier ses héros et héroïnes.

D’ailleurs, la séance de présentation en avant-première de cette «œuvre» cinématographique est présentée, non pas en Kabylie, mais plutôt à Alger ! Cela dans le but, non pas d’être vue et appréciée comme une œuvre cinématographique, mais plutôt d’être contrôlée par ces «sombres» bailleurs de fonds, détenteurs de la dictature algérienne.

Belkacem Hadjadj a bien été félicité à cette occasion, dans la mesure où il a réussi à avoir mis sur grand écran une héroïne kabyle pour diminuer de sa valeur, et tirer au passage sur le Peuple kabyles et son histoire, jalonnées de faits héroïques. La presse raciste algérienne n’a pas manqué l’occasion de se réjouir également. Le petit journaleux d’El Watan, Fayçal Métaoui, n’a retenu de ce film que «Le courage de Belkacem Hadjadj, dans Fadhma N’soumer de filmer la trahison de certaines tribus de Kabylie» avait-il écrit dans son article intitulé «Au delà de la légende, le courage et la trahison». Une manière des plus sournoise d’afficher son anti-kabylisme, mais la brèche est ouverte par Hadjadj, après avoir été gavé d’argent par la sombre AARC (agence algérienne de rayonnement culturel).

Un autre fait qui soulève la curiosité, c’est le penchant, pour le moins que l’on puisse dire curieux du réalisateur Belkacem Hadjadj de solliciter des actrices et acteurs étrangers complètement inconnus pour incarner les premiers rôles dans ses films en langue kabyle.
C’est également le cas dans son long métrage «Machahu», où une actrice arabe avait joué le premier rôle, et c’est également le cas de ce nouveau film sur Fadhma N’soumer, dont le rôle principal est joué par une actrice franco-libanaise, appelée Laetitia Eido, et de Assaâd Bouab acteur arabe, franco-marocain pour interpréter le rôle de Boubaghla.
Un véritable massacre de la langue kabyle a été fait par ces acteurs, sous la direction de Belkacem Hadjadj. Ce fait n’est pas fortuit, dans la mesure où le pays kabyle foisonne d’acteurs et d’actrices pétris de talents. Cela sans parler des costumes utilisés, qui ressemblent beaucoup plus à ceux des talibans, qu’aux habits des Kabyles.

Les deux défunts, Azzdine Meddour, et Abdenrahmane Bouguermouh, deux monuments du cinéma Amazigh en savent quelque chose, contrairement à Hadjadj ! Cela pour avoir tourné leurs films en Kabylie, en langue kabyle parfaite, et avec des talentueux acteurs et actrices kabyles. Des acteurs et actrices qui font également le bonheur des grandes productions cinématographiques internationales. Mais tout cela, Belkacem Hadjadj ne le voit pas, quand il est aveuglé par les budgets faramineux du système dictatorial d’Alger, qui cherche vainement à diminuer la grandeur du Pays kabyle quand il n’arrive pas à le soumettre. L’affaire du monumental film de feu Abderahmane Bouguermouh, «La Colline Oubliée» doit servir de cas d’école pour tous les cinéastes guidés par l’honneur et les principes, non pas par les budgets.

Notons enfin que le pouvoir mafieux et raciste d’Alger a déjà tenté de traverstir, et salir l’imagine de l’héroïne Kabyle, Lalla Fadhma N’soumer en confiant la réalisation d’un feuilleton, à coup de milliards de dinars à des Syriens. Le feuilleton tourné en Syrie, en langue arabe a été d’un échec sans précédent dans l’histoire du cinéma. Ce qui fait dire au Kabyles, sarcastiquement que c’est un film sur Fadham N’Souria, non pas Fadhma N’Soumer.

Amenay A

16 COMMENTAIRES

  1. Je en suis pas d’accord avec vous les gars vous êtes entrain de faire des préjugées gratuitement sur des personnes honnêtes et qui tente de faire renaître le Cinéma algérien de ces cendres, je vois que vous avez l’esprit bien serrez entre Tamazigh et le pouvoir oublier la politique SVP la on parle du 7eme art, faite une critique constructive et ne soyez pas subjectif ouvrez votre esprit, bravo Belkacem pour cette réalisation et bravo pour les prix.

    • Je trouve cette critique mesquine, mal à propos et complètement saugrenue.

      Si vous sous estimez critique cinématographique, vous êtes à côté de la plaque.

      J’aurais beaucoup à dire sur votre travaille mais je n’ai pas le temps de m’attarder sur vos incohérenvces

  2. Votre article est bourré de fautes d’orthographe est-ce normal pour un journaliste ?

    Un autre point ; Vous êtes subjectif et le journaliste se doit de rester objectif , vous devez également traiter les aspects positifs , vos mots sont à peser très minutieusement car ils ont un grand impact sur chaque lecteur.

    Cordialement,

    Lydia

  3. azul

    IL ya bien l’image de la femme que vehicule ce film. on a toujours voulu reduire le role de la femme dans la civilisation musulemane et ça ne date pas d’aujourdhui. le budget officiel d’algerie est orienté dans ce sens aussi.on reduit l’image du kabyle et en plus de ça on doit reduire l’image de la femme.

    Mais mister hadjadj n’a pas compris cela et qu’il rend beaucoup de service a la dictature narco-arabo-islamo-terroriste.l’histoire jugera. Forcement il sera jeter dans la poubelle de l’histoire lui et ses oeuvres. mais le systeme dictatoriel a aussi l’objectif de casser le cinema et l’art en general et hadjadj doit etre aussi devalorisé.

  4. Souvenons nous du film l opium et le bâton ‘arabisé ,honteusement, par le pouvoir de boumédienne ,le panarabiste colonial d alger en interdisant à ce film, tiré d un roman kabyle ,d être joué dans sa propre langue,la langue kabyle!
    Le film relatait un épisode de la guerre que la kabylie a méné contre le colonialisme français ,mais le scénario était présenté comme un FILM ARABE relatant le combat libérateur arabe contre la france coloniale!!! alors que LES ARABES N ONT JAMAIS COMBATTU LA FRANCE!

    La kabylie et son peuple ont toujours été spoliés de leurs droits er de leur liberté par le colonialisme panarabiste d alger!

    • peut-être que les arabes ne voulaient pas de l’indépendance mais voulais rester français musulmans. vraiment , l’indépendance de l’Algérie n’a pas été une bonne chose..

  5. Un excellent film réalisé par un grand artiste algérien Kabyle , je dit bravo ! mais je comprend pas pourquoi ils choisissent toujours des françaises pour jouer les rôles important !

    • . Avant de poster un commentaire, lisez d’abord l’article et essayez de comprendre ce que veut dire Amenay A. Ce film vous insulte and vous humilie et vous ne vous apercevez pas. Vous etes d’une etroitesse d’esprit inimaginable.

  6. Juste pour préciser que A.Bouguermouh pour « la colline oubliée » a fait appel à des jeunes kabyles tout à fait inconnus du cinéma et il en a fait de véritables acteurs et ils étaient excellents dans le role qu’ils ont interprété là on voit le vrai proffessionalisme il n’a pas lésiné sur ses efforts jusqu’à en laisser sa santé! Je ne veux en aucun cas mettre en doute le talent de Hadjadj mais je ne vois pas pourquoi prendre des etrangers qui ont denaturé notre langue kabyle alors qu’il ya d’excellents acteurs kabyles c’est son choix bien sur et peut etre a t il des raisons pour cela!

  7. Le Cinema Kabyle, il y a bcp de chemin a faire pour atteindre le standard du cinema international, le contacte entre les deux sexes opposer sans tabout pose un grand probleme.

    Cela a ete le triste sort du film monatgne baya de Azzedine Meddour (Bouzguen 1995) qui s´est solda par 15 victimes et plusieurs blessés suite a une explosion inentendu des dynamites parfaitement poser par les darkis avec penchant islamiste dans la residence hébergeant les acteurs(ces) du filme

    Ces dynamites aurait sensé de faire tourner une sceine de guerre a effet special mais les darkis de l´epoque sollicité par les responsable du tournage ont diaboliquement commis un bain de sang avec des dynamites charger de vrais expolisif livré par ces derniers!

  8. C’est vrai qu’il n’y a pas d’actrice kabyle connaissant bien notre langue. Il fallait faire appel à une libanaise pour parler kabyle. Cela ne s’invente pas, sacrés kds!

    • oui on à pas des comédiens professionnel en Algérie c’est la réalité !!!!!! ce film à prouvée que tamazight c’est une langue vivante dont le système à toujours dit que c’est une dialecte difficile à apprendre!!!!! et toi mr Amenay A toi même tu fait ces articles pour rendre service aux les extrémistes kabyle comme toi!!!!

    • Vous aviez parfaitement raison. Il aura beaucoup d’autres films kabyles a l’avenir et ils seront tournes la ou l’histoire a vraiment eu lieu et dans lesquels les actors parleront un Kabyle bien recherche debarrasse de tout les mots Arabes introduits ou imposes par les esprits malveillants enemis du peuple Kabyle. De plus, nous aurons de vrais realisateurs, scenaristes and cinematographes qui nous feront honneur, pas comme ce sieur Hadjadj, un autre Kabyle qui a vendu son ame au diable pour quelques sous.

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