Assassiné le 29 juin 1992 : Le pouvoir interdit de rendre hommage à Boudiaf !

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ALGÉRIE (Tamurt) – Les hommes politiques liquidés physiquement par les services secrets algériens dérangent le régime même des décennies après leur assassinat.
Après l’interdiction de rendre hommage à Matoub Lounès, à Alger, le pouvoir a interdit, également, aux citoyens et aux militants démocrates de se recueillir sur la tombe de Mohamed Boudiaf au cimetière d’El Alia à Alger, à l’occasion du 22 anniversaire de son assassinat.

Des policiers, toute honte bue, ont été postés devant toutes les portes du cimetière afin d’empêcher les citoyens d’y accéder. Le mépris du régime envers Mohamed Boudiaf est indéniable. Ce chef d’Etat, créateur du FLN, a été ramené par la junte militaire en 1992 pour gérer l’Algérie, mais Boudiaf a décidé de mener une lutte sans merci contre la corruption, après avoir obtenus des dossiers des mains de Kasdi Merbah. Les deux hommes ont été liquidés par les militaires. C’est le général Toufik et Larbi Belkhir en personne qui ont planifié les deux assassinats.

La suite tout le monde la connait. Aujourd’hui, peu d’Algériens se soucient de Boudiaf. Malgré qu’il n’était pas Kabyle, les Kabyles lui rendent hommage alors qu’à un certain moment de sa vie il avait tenu des propos malheureux à leurs l’encontre.
Matoub Lounès, lui aussi assassiné par le DRS, est le seul chanteur qui lui a consacré tout un album. Rien que pour cet exemple, il suffit de comprendre que les Kabyles ne sont ni racistes ni régionalistes. Au contraire, ils respectent les hommes justes et courageux comme Boudiaf.

L’autre raison de la liquidation de Boudiaf est son intention de mettre fin au conflit avec le Maroc et dissoudre la milice de Polisario financée par les généraux Algériens pour nouer des relations solides avec les frères Marocains, mais son règne n’a duré que 6 mois à El Mouradia !

Saïd F

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