L’union du peuple kabyle à l’ordre du jour

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A travers le MAK et son président Monsieur Bouaziz Ait Chebib, qui ne cesse de se dépenser pour unifier la Kabylie, l’espoir que les kabyles puissent s’unir et reconquérir leur souveraineté est permis.
La conférence nationale kabyle qui a eu lieu le 31/10/2014 à AIT Ouabane, village historique accoutumé a accueillir les kabyles d’ou qu’ils viennent, pour débattre de leurs malheurs et chercher des solutions dans un climat de sérénité et de sécurité, en est une preuve.
Cette conférence à laquelle ont pris part des hommes politiques, de culture, des responsables d’associations, des comités de village, était une réussite totale. Elle a débouché sur la nécessité de créer un conseil national kabyle. Une commission composée de 40 membres présidée par Younes Adli a été mise sur pied afin de réfléchir aux missions, aux voix et moyens permettant de concrétiser cet objectif tant attendu par les Kabyles.

Confiée cette mission à Monsieur Younes Adli, historien et homme de culture, auteur de plusieurs livres dont  » la pensée kabyle » est réconfortant.
La présidence de la conférence nationale kabyle a été assurée par Monsieur Idir Ouanoughen connu pour son expérience et son esprit démocrate, s’est déroulée dans de très bonnes conditions
Les responsables, les militants du mouvement pour l’auto détermination ainsi que le comité du village d’Ait Waben a rappelé à tous les participants la fraternité kabyle.

Les nombreuses interventions des présents, les Messages de soutien et les contribution des invités qui ne pouvaient pas être présents, ont apporté un éclairage supplémentaire sur le statut de colonisé dans laquelle se trouve le peuple kabyle. Tout le monde a dénoncé la volonté du pouvoir colonial algérien de faire disparaître la Kabylie dans toutes ses dimensions: peuple, nation, culture, langue, civilisation…

La création du conseil nationale kabyle sera la première étape dans d’édification du peuple kabyle.
Des kabyles dignes meurent d’autres prennent la relève. La Kabylie est fière de ses enfants. Ils ne baisseront pas les bras, ne cèderont pas devant l’infamie et n’abdiqueront jamais. Il est de notre devoir de rendre fièrement hommage aux femmes et hommes imprégnés de dignité, de sagesse et d’esprit de sacrifice.

La Kabylie est fière de Ferhat Mehenni. Il s’est sacrifié corps et âme pour mener son combat et faire renaître la Kabylie de ses cendres. Même en lui assassinant son fils, il poursuit la lutte afin d’arracher le droit du peuple kabyle à vivre librement sur son territoire.

Vive le peuple kabyle .

Salem L

2 COMMENTAIRES

  1. Les CONDITIONS de la  » PERCEE POLITIQUE  » .

    L’histoire le certifie, et l’actualité l’atteste : le crédibilité, la légitimité, le courage, le discours franc et direct, l’endurance la capacité d’analyse, le pouvoir de fédérer et rassembler sont les conditions de  » la percée politique  » , lesquelles s’impliquent, s’imbriquent et s’interagissent. La légitimité est le ciment de l’action politique, et pour être légitime, il faut être crédible, courageux, humble, probe, franc, combatif, endurant, et surtout, comme le montre  » l’exemple mitterrandien « , il faut attaquer directement, farouchement et radicalement le Pouvoir réel en place, dire la  » nature (double) militaire et mafieuse, viser les leviers du Pouvoir réel (DRS) et ses crimes, ses manipulations et provocations, exiger la vérité et la justice sur les meurtres politiques, les massacres et les disparitions, démasquer et dénoncer la  » Stratégie délibérée  » du DRS pour neutraliser et caser la Kabylie, pourfendre le Pouvoir militaire en général et ses alliés en particulier, et refuser à toute participation qui vise à donner un sursis de plus à la Dictature militaire régnante……,

    On se souvient bien : Mitterrand n’avait pu  » percer politiquement  » qu’après du très célèbre pamphlet  » Le Coup d’Etat permanent « , qui constituait une attaque directe, frontale, intégrale et radicale contre le Régime autoritaire incarné par le Général de Gaulle, on ayant dénoncé les crimes politiques (l’affaire Ben Barka, etc.) t les barbouzeries du SAC, une Police parallèle, dirigée par le sulfureux Foccart, connu par la tuerie d’Auriol et autres…..

    Un Opposantt ou une Opposition une Opposition peut/pourra percer s’il est intégral-e, direct-e, radical-e, contre le Régime militaire qui est  » l’Ennemi commun « , l’ennemi principal, intégral, le mal originel, l’origine du mal, la cause première, le démiurge……

    • Je suis heureux d’apprendre que La rencontre initiée par le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK)de At Ouabane a pris en compte une de mes proposition à savoir : « la réhabilitation de Tajma3t, unité de base de la démocratie villageoise » qui a longtemps caractérisé la Kabylie.
       » Il est temps pour les Kabyles de se prendre en charge dans leur Pays, il ne faut plus compter sur ce pouvoir mafieux et agonisant pour régler vos problèmes, l’insécurité est partout avec sa complicité. Il est grand temps que les Kabyles reviennent aux coutumes ancestrales, c’est à dire réactiver les assemblées des villages pour tout ce qui est du ressort de la justice, de la sécurité, de la propreté des sites, de l’entre aide. Pour se faire bannir ces associations de village qui ne sont que les outils de contrôle de l’administration du fait qu’il doit les agréer dans l’espoir de recevoir une misérable subvention. Instaurer dans chaque village une caisse celons le revenu de chacun pour financer les activités de l’assemblée comme cela se faisait dans le temps, ce qui est toujours en application dans certains village, tous les natifs du village cotisent habitant ou dans quelque pays qu’il soit. Créer un lien avec les autres villages en assemblée des archs suivant l’ancien découpage qui date de l’époque de nos ancêtres (Voir la carte ci jointe qui date de 1870). Halte à la médiocrité, bannissons de chez nous, l’insécurité, la saleté, la corruption, le fanatisme, l’intolérance. Garantir la liberté de culte ou de non culte. Faisons savoir à ces Kabyles de service qu’ils doivent choisir leur camp, sous peine d’être condamnés par l’histoire comme l’ont été les harkis en 1962. L’Algérie n’est pas Arabe la Kabylie encore moins. Il y va de l’avenir de nos enfants. »

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