La kabylophobie atteint son apogée

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KABYLIE (Tamurt) – Ces derniers temps, la Kabylie fait l’objet d’une campagne de dénigrement, notamment sur la toile, où une frange d’énergumène tire à boulets rouges sur tout ce qui a trait à la Kabylie. La Kabylophobie n’a pas de limites à en juger les commentaires haineux et fielleux qu’orchestrent certains internautes ayant une dent sur notre Kabylie.

En effet, ce mois de ramadhan est sujet à une ribambelle de rhèmes allant des non-jeûneurs aux formes de salutations. Des muftis de dernières pluies s’arrogent le droit de déverser sans vergogne leur fiel sur la Kabylie, dissidente et hérétiques à leurs yeux.

Ces personnes arborant une pilosité hirsute vomissent des sornettes au visage d’une Kabylie, accoutumée à rejeter en bloc toutes formes d’intégrisme, et en parallèle, portant un œil consciencieux aux libertés individuelles et collectives. « Azul », la forme de salutation la plus répandue en Kabylie semble dérangée à un plus haut degré les fous de Dieu qui n’hésitent aucunement à montrer du doigt cette forme de politesse, en allant même à la considérer comme étant une offense à l’Islam, car cette religion n’accepte autre que le fameux « salam alikoum ». Il est patent que le Azul fait l’objet de critiques acerbes de la part des présumés muftis, de facto relayés par des internautes zélés et tartuffards. Ces prêches captieux, de surcroit farcis de discours cauteleux sont destinés en premier lieu à discréditer l’histoire glorieuse de toute une région éprise de la liberté.

Le pouvoir d’Alger n’est pas exempt de tous reproches, car les gens d’El Mouradia veulent vaille que vaille à affaler la Kabylie aux entrailles du cataclysme. Il semblerait que tous les moyens sont bons pour porter atteinte à la Kabylie et à ses symboles. Et comme le ridicule ne tue pas, des ignares à tout crin tentent de cirer les bottes du pouvoir d’Alger par des slogans aux antipodes de la réalité actuelle, à savoir l’unité factice utopique dont s’enorgueillit les gens du sérail.

Les descentes punitives de la police algérienne pour déloger des non-jeûneurs, sagement regroupés dans des locaux, à priori fermés, ne sont qu’une preuve tangible de la volonté de pouvoir algérien à maintenir le joug dictatorial, et ce en réduisant le champ des libertés qui ne cesse de se rétrécir comme une peau de chagrin.

Amnay

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