Le pouvoir algérien ne lâche pas Issad Rebrab

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Issad Rebrab
Issad Rebrab

ALGERIE (Tamurt) – Issaad Rebrab est toujours dans le viseur du régime algérien. Après la machine arrière des autorités algériennes, suite à l’annonce de son mandat d’arrêt, ce pouvoir a opté apparemment, pour d’autres sanctions.

Ali Heddad, patron des patrons algériens, vient d’annoncer l’octroi de trois agréments de fabrication de sucre en Algérie. Une annonce qui est loin d’être fortuite. C’est une manière pour ce serviteur de Saïd Bouteflika de mettre fin au monopole de Civital dans le domaine de la production de sucre et d’affaiblir ainsi économiquement le PDG africain de l’année 2015.

D’autres décisions similaires sont certainement à attendre pour en finir une fois pour toute avec l’empire du groupe Civital, dont le patron est un Kabyle d’At Douala. Notons que Rebrab, lors de son annonce à la presse de sa probable arrestation à l’aéroport d’Alger, n’a pas évoqué les raisons exactes de cet acharnement subit du pouvoir algérien contre lui. Il s’est contenté de dire qu’il sera arrêté « car il a parlé », sans plus. Il n’a donné aucun détail et n’a cité aucun nom.

La presse algérienne parle de règlement de compte entre clans au sein du régime. Par ailleurs, il est utile de signaler que le journal de Rebrab, Liberté, avait soutenu Bouteflika dans ces mandats successifs, 1999/2004/2009/2014 et notamment dans des moments les plus décisifs lors de la révision de la constitution en 2008 ouvrant la voix à une présidence à vie à l’image des monarchies arabes et des dictateurs les plus anguinaires. Rebrab finira t-il par négocier avec le clan e Bouteflika…

Lounès B

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