Le détournement de l’avion des chefs historiques a sauvé la révolution algérienne

4

MAROC (Tamurt) – Hocine Aït Ahmed : « Le détournement de l’avion des chefs historiques a sauvé la révolution algérienne ». Le 22 octobre 1956,le fameux services secrets français (SDECE) a réussi à détourner l’avion transportant les cinq chefs historiques de la révolution; Aït Ahmed, Ben Bella, Khider, Lacheraf et Boudiaf qui devaient se rendre du Maroc à Tunis. C’était le premier acte de piraterie aérienne dans l’histoire de l’aviation civile.

Avec  cette arrestation, les Français avaient cru anéantir la révolution algérienne, en réalité ils venaient de la sauver. Selon Hocine Aït Ahmed, dans sa première conférence de presse juste après sa libération, c’était un acte salvateur pour la guerre d’Algérie. « Heureusement que les Français nous avaient arrêté. Sans cette arrestation, l’Algérie n’aurait jamais eu sa libération « .

Cette arrestation a évité l’éclatement de l’ALN. L’arrestation de Benbella a sauvé notre pays. Ce dernier, avec son clan, avait décidé de s’opposer frontalement aux résolutions du congrès de la Soumam. De ce fait, une guerre frontale aurait été inéluctable. Son arrestation a permis au peuple algérien de se libérer et de l’épargner d’un acte fatal de la part de Benbella », avait déclaré sans ambages Hocine Aït Ahmed. Pour l’histoire, Hocine Aït Ahmed était presque le seul chef historique qui avait défendu bec et ongles le congrès de la Soumam avec Youcef Bnekhedda et Ferhat Abbas.

Même Mohamed Boudiaf et les autres chefs n’ont jamais caché leur rejet des décisions du congrès de la soumam. Les ennemis de ce congrès ont d’ailleurs liquidé physiquement Abane Ramdane principal initiateur de ce congrès qui a permis à l’Algérie de se libere en 1962. Hocine Aït Ahmed, qui était dans le circuit diplomatique durant la guerre de libération, a tenu aussi en 2009 à porter un témoignage concernant la non implication du Roi de Maroc dans ce détournement, contrairement à ce que laissait croire Benbella et Boumedienne. « Au contraire, le roi du Maroc était sans aucun doute de notre côté pour libérer le pays des mains des autorités française au point même de proposer son propre fils contre notre libération », avait déclaré l’ancien leader du FFS sur le plateau de la télévision Marocaine Midi 1.

Lounès B

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici