La guerre des clans fait rage au sommet du pouvoir algérien

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ALGERIE (Tamurt) – La lutte pour la succession de Bouteflika et le contrôle des institutions algériennes fait rage au sommet. Le clan de Saïd Bouteflika semble avoir laminé son principal adversaire, le général Toufik, « renvoyé » comme un vulgaire délinquant.  

Pis encore, des proches de Toufik, des généraux, sont aussi condamnés par la justice algérienne en représailles aux poursuites judiciaires contre les proches de Bouteflika en 2013 et 2014, plus particulièrement l’ancien ministre de l’Énergie, Chakib Khellil. Une guerre sans merci se poursuit au sommet de l’État. Les opportunistes ne savent plus sur quel pied danser.

Luiza Hannoune semble désorienter.  La CNTLD, créée par le général Toufik dans l’espoir de battre le clan de Bouteflika, s’est éclipsée. Conduite essentiellement par Ali Benflis, le RCD et le Hamas, cette coordination a disparu de la circulation. Même la presse qui la soutenait est sommée de se taire et de faire l’impasse sur leurs activités et réunions dans les salons des clubs des pins.

L’issue de ces luttes est incertaine, même s’il semble que c’est Saïd Bouteflika qui est en pôle position pour le moment. Ce dernier semble défraichir le terrain pour prendre officiellement le trône. Ce qui est remarquable ces dernières années, c’est le retrait de la Kabylie de l’opposition politique. Ni le FFS ni le RCD ne semblent faire le poids  aux pays des montagnes. Les Kabyles ont fini par comprendre que ça ne sert à rien de perdre leur temps à vouloir changer le régime algérien.

Lounès B

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