L’après Ait Ahmed en question

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L’après Ait Ahmed en question !
L’après Ait Ahmed en question
BOUGIE (Tamurt) – Le décès du leader du FFS, Hocine Ait Ahmed, a suscité moult réactions des responsables politiques qui ont adressé des messages de condoléances dont celui de Bouteflika qui a, aussi, décrété, sous la pression de la population et probablement de l’étranger, un deuil national de huit jours.
 
Les cadres du FFS, de leur côté, préparent activement les obsèques de leur chef historique dont l’arrivée de la dépouille, à Alger, est prévue pour le jeudi et l’enterrement, à Ain El Hammam, le lendemain, vendredi. À Bougie, la commission fédérale de préparation du congrès de wilaya laquelle assure l’intérim du bureau fédéral, s’est réunie, pour ce faire, dans la matinée du samedi.
 
De leur côté, les militants du parti s’activent à préparer le déplacement, par fourgons et véhicules légers, sur Ain El Hammam pour assister à l’enterrement. Tamurt a contacté quelques uns pour recueillir leurs impressions suite au décès du leader du FFS ainsi que la question qui taraude l’esprit. Quel avenir pour le FFS ?
 
Madjid A, sénateur du parti de 1998 à 2004, se dit consterné que des responsables algériens puissent dire aujourd’hui que feu Ait Ahmed a été un grand patriote qui avait le pays dans les veines alors que de son vivant, il n’a jamais été écouté par ces mêmes responsables qui lui reprochaient sa kabylité. S’ils l’avaient fait, ils auraient évité au pays tant de gaspillage, soulignera-t-il.
 
Mourad M, responsable de section du FFS et ancien militant, racontera l’entretien qu’il avait eu avec le chef charismatique dans son bureau à Alger, il y a une décennie de cela, durant lequel il a eu à apprécier la grande culture de feu Ait Ahmed. Il avouera avoir été étonné par sa large connaissance de la région de Kabylie notamment l’Est de Bougie où Ait Ahmed avait connu des hommes d’un grand courage, selon le témoignage de Mourad.
 
D’autres, voulant garder l’anonymat, s’inquiètent sur le devenir de leur formation politique. Ils prédisent une guerre entre les membres du présidium qui programmeraient, éventuellement, un congrès extraordinaire afin d’installer un chef à la tête du parti. C’est là que commencera la lutte, prophétisent ces derniers. Mohand Amokrane Chérifi, Ali Laskri et Docteur Hallat seront tous les trois tentés par le poste de président du FFS. Les militants seront alors divisés et le plus ancien parti de l’opposition algérienne sera au bord du précipice. Il suffirait d’un petit mouvement pour qu’il se retrouve au fond de l’abîme. Wait and See. 
 
Amaynut     

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