Il a été enterré dans son villageL’adieu de la Kabylie à Abdelhafid Yaha

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Abdelhafid Yaha n’est plus
Abdelhafid Yaha n’est plus

KABYLIE (Tamurt) – Le grand militant des causes justes, Abdelhafid Yaha a été enterré vendredi dernier à 14 heures dans son village natal, Ait atsou, sur les hauteurs de Michelet, en Haute Kabylie. D’anciens militants de la cause amazigh à l’instar de Arezki About, Said Doumane, Abdennour Abdesselam et tant d’autres ont tenu à dire Adieu à Abdelhafid Yaha, en étant présents lors de l’enterrement à côté de centaines d’autres citoyens anonymes, venus des quatre coins de la Kabylie.

Comme il fallait s’y attendre, les responsables de l’Etat algérien ont boudé cet enterrement, car Yaha de son vivant, n’a pas cessé, de dénoncer les pratiques mafieuses du pouvoir arabo-islamique d’Alger, qui a confisqué l’indépendance pour faire de l’Algérie une vache à traire. Il y avait donc les foules des grands jours dans le village Ait Atsou et Si El Hafid Yaha a eu droit à des funérailles populaires où aucune place n’était laissée à l’officialité.

Il a vécu comme tous les enfants du peuple et il a été enterré de la même manière. Sobrement. Lors d’enterrement des compagnons et amis de Abdelhafid Yaha ont tenu à prendre la parole pour rendre hommage à ce grand homme en rappelant succinctement les différentes étapes du combat de Abdelhafid Yaha, qui, au lendemain de l’indépendance de l’Algérie, a décidé de ne pas rester insensible à ce qui se passait au plus haut niveau de l’Etat avec l’intronisation du dictateur Ahmed Ben bella qui a commencé par exclure tous les Kabyles de l’Algérie en prônant et en martelant à trois reprises que l’Algérie était arabe.

Une sottise dont on récolte aujourd’hui les conséquences fâcheuses et désastreuses. Si El Hafid avait alors participé activement à la création du premier parti d’opposition en Algérie, le Front des forces socialistes. Le lancement de cette formation politique a constitué le début d’un long combat contre la dictature du FLN. Un long combat qu’il mena jusqu’au bout et jusqu’au dernier souffle et qu’il raconte notamment dans son dernier livre intitulé «FFS contre dictature ».

Lyès Medrati

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