Caractères de transcription de tamazight: Le pouvoir actionne El Hachemi Assad

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Caractères de transcription de tamazight: Le pouvoir actionne El Hachemi Assad
Caractères de transcription de tamazight: Le pouvoir actionne El Hachemi Assad

ALGERIE (Tamurt) – « La lettre utilisée dans l’écriture de cette langue nationale et officielle ne pose pas problème, soit en caractères arabes ou latins ou en tifinagh», voilà ce qu’a déclaré cette semaine Assad El Hachemi, le secrétaire général de l’institution budgétivore, HCA (Haut commissariat à l’amazighité).

Après Dourari et Ferrad, le pouvoir algérien continue d’actionner l’un de ses autres pions, à savoir, El Hachemi Assad qui sont le secrétaire général du haut commissariat à l’amazighité. Ce dernier qui ne rate aucune occasion de s’exprimer dans un arabe classique presque châtié pour plaire à ses parrains vient d’ajouter de l’eau au moulin de Dourari et Ferrad. El Hachemi Assad, au lieu de défendre les caractères latins employés dans 99 % des classes où tamazight est enseigné en Kabylie, n’a pas hésité à faire dans la manipulation et l’intox.

Contrairement à ce qui aurait pu être attendu de la part d’un Kabyle, Assad, lors de sa dernière sortie médiatique à Tlemcen, n’a pas déclaré que désormais le choix des caractères de transcription a été fait depuis un siècle et demi et que tous les travaux de recherches et toute la production amazighophone, en plus de l’enseignement, s’effectuent en caractères latins.

Non, il a préféré affirmer ou on lui a ordonné d’affirmer : « Le caractère utilisé en tamazight ne pose pas problème. L’essentiel est que l’écriture obéisse aux règles et reflète l’originalité de cette langue ». C’est là un avant-goût du sort qui attend l’enseignement de tamazight en Algérie et même en Kabylie puisque la réalité sur le terrain, que n’ignore pas Assad, ne semble pas suffisante à ses yeux pour dire que le dossier du choix des caractères est clos, du moins en ce qui concerne la région de Kabylie. En plus de ça, même l’institution qu’il préside a édité des centaines de livres en tamazight, tous transcrits en caractères latins. Assad a même osé dire que « les experts en la matière divergent sur la question des caractères ». Un gros mensonge, car qui peut oser qualifier Dourari ou Ferrad d’experts en tamazight.

Les seuls vrais experts sont ceux qui écrivent et qui produisent en tamazight. Et chez ces derniers, l’unanimité est acquise quant aux caractères latins. Ce n’est pas aux écrivains Amar Mezdad, Salem Zenia, Brahim Tazaghart, Lynda Koudache, Tahar Ould Amar, Aomar Oulamara, etc… ou aux universitaires Mohand Akli Haddadou, Mohand Akli Salhi, Said Chemakh, etc., que l’on pourra faire avaler cette pilule acariâtre comme quoi tamazight pourrait s’écrire en caractères arabes. On aimerait bien, pour enrichir le débat, puisque Assad se prend au sérieux concernant cette question, qu’il nous donne quelques noms d’experts de tamazight qui sont en faveur de la transcription arabe. Et surtout quelques titres de leurs œuvres.

Lyès Medrati

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