Constantine capitale de la culture arabe, Ould Ali El Hadi à la rescousse d’Akli Yahyaten

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Constantine, capitale arabe: Un événement dédié à la dépravation culturelle et au déni identitaire
Constantine, capitale arabe: Un événement dédié à la dépravation culturelle et au déni identitaire

ALGERIE (Tamurt) – Décidément, quand il s’agit de plaire au pouvoir d’Alger, les Kabyles de service (Leqvayel n’service pour paraphraser Matoub Lounès) n’hésitent pas à exprimer un esprit de solidarité sans faille. C’est le moins qu’on puisse dire suite au déplacement qui a été fait par l’un des plus grands serviteurs du pouvoir algérien El Hadi Ould Ali à Constantine jeudi dernier pour « déshonorer » de sa présence le gala qui a été animé par Akli Yahyaten dans le cadre de la manifestation Constantine capitale de la culture arabe.

El Hadi Ould Ali, qui n’est pourtant pas ministre de la culture mais celui de la Jeunesse et des Sports n’a pas raté cette occasion pour montrer à quel point il pouvait se montrer docile envers ses maîtres arabo-baathistes. Au lieu de s’occuper du secteur des sports, qui se débat dans une multitude de problèmes et où s’accumulent les dossiers de corruption, El Hadi Ould Ali, a mobilisé tout un ministère avec les frais du contribuable, pour assister et soutenir Akli Yahyaten dans cette entreprise de domestication des symboles kabyles et amazighs.

On se demande d’ailleurs que peut signifier ou vouloir dire la présence d’un ministre de la jeunesse et des sports à un gala animé devant quelques dizaines d’opportunistes notoires ? La seule réponse à cette question consiste à rappeler que,  quand il s’agit de s’arc-bouter devant leurs maîtres, les Kabyles de services n’hésitent pas à parcourir des centaines de kilomètres aux frais de la princesse au moment où les citoyens simples de la Kabylie sont en train de subir les pires calvaires, suite aux mesures d’austérité draconiennes ayant été décidées par le gouvernement algérien, après à la chute vertigineuse du prix du pétrole.  Mais l’austérité ne semble pas toucher ni de près ni de loin ni El Hadi Ould Ali, encore moins Akli Yahyaten et tous les KDS qui qui leur ressemblent.

Il y a deux années, le même El Hadi Ould Ali a failli être lynché par des milliers de jeunes kabyles présents à Taourirt Moussa le 25 juin pour la commémoration de l’anniversaire de l’assassinat du Rebelle. A Constantine, Ould Ali et consorts se sentent désormais plus en sécurité que « chez-eux » en Kabylie. C’est l’un des prix de la traîtrise.

Lyès Medrati

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