La justice algérienne mise à rude épreuve

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La justice sur ordre
La justice sur ordre

ALGERIE (Tamurt) – Supposons que l’ancien ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khalil, était innocent de toutes les accusations dont il a été accablé ? Et que, c’est vraiment le Général Tewfik qui a fomenté tout ce scénario afin de barrer la route à Abdelaziz Bouteflika pour que ce dernier ne brigue pas un quatrième mandat. 

Cette version,  que font circuler les proches de Bouteflika comme le patron de l’ex-parti unique du FLN,    Amar Saidani, si elle venait à être confirmée, d’une manière ou d’une autre, dévoilerait tout bonnement les arcanes de la justice algérienne aux ordres qui obéirait ainsi à tout sauf à l’équité. En tout état de cause, dans les deux cas, les choses sont d’une gravité inouie.

Si Chakib Khalil est innocent et qu’une telle cabale a été orchestrée contre lui avec autant de facilité montrerait à quel point le système judiciaire en Algérie est fragile et n’est pas crédible. Cette conjecture remettrait définitivement en cause le discours officiel en vogue en Algérie comme quoi la justice est indépendante de toute injonction. Dans le cas inverse, c’est-à-dire, dans la mesure où Chakib Khalil serait réellement impliqué dans les affaires de corruption dont les journaux ont parlé, la gravité serait de la même ampleur dans la mesure où, avec des dossiers aussi lourds sur le dos, Chakib Khalil puisse bénéficier d’autant d’impunité et plus encore, d’autant d’honneurs de la part de personnalités nationale et de certains médias.

Dans un cas comme dans l’autre, l’exemple de Chakib Khalil montre à quel point il y a péril en la demeure « Algérie ».

Lyès Medrati

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