DSS ou DRS, même combat

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ALGERIE (Tamurt) – Les services secrets algériens n’ont rien perdu de leurs prérogatives ni de leur mission. Le seul changement, c’était l’écartement de Toufik et le remplacement du sigle DRS par DSS.  Les officier de ce département sont toujours en place.

Selon nos sources, ils accomplissent toujours les mêmes missions comme au temps de Toufik. Seulement, ils sont sous la houlette de Saïd Bouteflika et Tartag n’est qu’un éventail qui n’agit que sous les ordres du frère du président. Les services secrets contrôlent tout. Ils sont dans l’administration, dans les préfectures et les souspréfectures (wilaya et daïra). Ils sont aussi dans les partis politiques, dans grandes entreprises et les grands hôpitaux, etc.  Les services du DSS surveillent les partis politiques et la société comme on surveille le lait sur le feu. Les associations culturelles, les syndicats et les mouvements de protestations sont sous la loupe des « hommes de l’ombre ».

Des rapports détaillés sur la moindre activité politique  sont quotidiennement  envoyés à Alger  et passé sous la loupe. Rien n’a changé. Ce sont les même méthodes, les mêmes hommes du DRS qui continuent leur tâche comme auparavant.  Selon des sources des services secrets américains,  plus d’un millions d’Algériens travaillent pour les services de la DSS. L’Algérie est le pays le plus surveillé par son régime, à l’image de la Corée du Nord.

Les services secrets algériens, qui sont directement gérés par la présidence de la république,  échappent à tous contrôles. Ils gèrent toujours au moins une vingtaine de prisons secrètes et agissent là ou ils veulent, quand ils veulent et comme ils le veulent. La particularité du DRS-DSS: ils se focalisent sur la surveillance de la société et des opposants ou lieu d’assurer la sécurité du peuple et des institutions.

Lounès B

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