Constantine, capitale arabe: Un événement dédié à la dépravation culturelle et au déni identitaire

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Constantine, capitale arabe: Un événement dédié à la dépravation culturelle et au déni identitaire
Constantine, capitale arabe: Un événement dédié à la dépravation culturelle et au déni identitaire

ALGERIE (Tamurt) – La perversion culturelle se fait une cure de jouvence en Algérie, abâtardissant le sens noble de la culture pour la rabaisser au ras des pâquerettes. À court d’idées, le gouvernement algérien s’émeut dans un vide culturel qui en dit long. Dans cet immense désert civilisationnel, le pouvoir d’Alger se rattache tant bien que mal à des idéaux qui n’ont d’existence que dans leur monde chimérique.

En effet, et pour boucler la boucle, l’organisation du non-événement, Constantine, capitale de la culture arabe, sonne le glas d’une Algérie en mal dans sa peau. Comment un pays à l’histoire millénaire se mêle les semelles à un parachutage identitaire inénarrable. Cantonner l’histoire de Cirta à une chronologie évènementielle, avilissant l’héritage de tout un peuple pour célébrer sans vergogne la culture arabe, dont même les pays arabes ne tiennent pas compte.

Et pour couronner le tout, des sommes astronomiques sont englouties par cet événement loufoque. Le ministère algérien de la Culture illustre parfaitement la politique d’austérité chantonnée à cor et à cri par le gouvernement algérien. On invite le bas peuple à se serrer la ceinture pour que l’argent du pétrole soit dépensé à des festivals vides de sens. En guise de clôture de « Constantine, capitale arabe de la désinculture », prévue pour ce samedi 16 avril, des chanteurs et chanteuses, qui guettent comme des vautours des invitations pareilles, le tapis rouge est déroulé à des starlettes à l’image de la chanteuse libanaise, Majda Roumi, la Jordanienne Diana Karazone, Walid Toufik, le Tunisien Lotfi Bouchenak…le comble de l’ironie est que ces chanteurs ne sont pas venus pour les beaux yeux des Algériens, mais rien que pour l’appât du gain. Des mercantilistes purs et durs ! La bagatelle de 200 000 euros est promise à ces artistes qui se frottent déjà les mains. Des manifestations pareilles, dites à caractère culturel, illustre parfaitement le dévergondage culturel qui n’en finit pas d’affaler l’Algérie aux entrailles du cataclysme.

Le nenni de participer à cette mascarade par certains chanteurs kabyles à l’image d’Idir, d’Ait Menguelet…est une preuve tangible du refus catégorique de se laisser dépraver par un régime qui n’attend qu’à souiller et ternir l’image de la Kabylie et de Tamazgha en général. « Nnif u lekhsara », cette Kabylie n’est nullement à vendre ou à hypothéquer.

Amnay

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