Le Gouvernement français répond à la question de Valérie Boyer sur la répression des Amazighs en Algérie

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La députée maire Valérie Boyer

FRANCE (Tamurt) – Le Gouvernement français ( gauche socialiste) vient de répondre à la question que lui a posée Valérie Boyer députée –maire (Les Républicains) sur les exactions et les dépassements contraires aux droits de l’homme subis par les Amazighs ( Kabyles et Mozabites) de la part du gouvernement algérien.

Le peuple kabyle qui lutte pour  se libérer de la domination arabo islamiste d’Alger et de son idéologie n’ a pas eu droit à un soutien du gouvernement français qui est confronté lui aussi à la menace terroriste que génère cette idéologie. Le Gouvernement français par la voie de son ministère des affaire étrangère se dit « attentif au respect des droits de l’homme dans le monde »  mais n’ose pas les condamner  même  dans  le contexte des attentats terroriste du 13 novembre et ceux de Bruxelles.

Ci-après l’integralité de la question de Valérie Boyer et la réponse du ministère des affaires étrangères.

Mme Valérie Boyer attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur les pressions que subissent les militants démocrates Amazighs et plus particulièrement Kabyles en Algérie. En effet, les militants du MAK (Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie) sont systématiquement arrêtés et retenus dans les commissariats des différentes régions de Kabylie et ce notamment en amont des marches pacifiques qu’ils organisent pour revendiquer leur droit identitaire et linguistique. Dans les ports et aéroports algériens, ils sont arrêtés, fouillés et parfois même déshabillés comme de vulgaires criminels dans le seul but de les décourager de soutenir et défendre leur identité à l’étranger. Le cas d’Ahmed Amrioui et sa femme Monika (de nationalité allemande), retenue pendant trois jours à la frontière algéro-tunisienne en est un exemple. Il en va de même pour Mme Kamira Nait Sid, présidente de l’ONG internationale le CMA (Congres mondial amazigh) qui n’est pas épargnée par les intimidations et menaces. Le taxiphone et cyber internet appartenant à ses sœurs auraient été fermés par les autorités sans aucune raison valable. Le docteur Kameleddine Fekhar, militant des droits de l’Homme et 24 de ses amis sont toujours emprisonnés dans des conditions lamentables pour avoir protesté pacifiquement contre les multiples assassinats de mozabites renforçant alors les suspicions de la part de la communauté mozabite vis-à-vis de l’État central. Depuis cette arrestation, deux d’entre eux sont décédés faute de soins. Dans ce cadre, elle souhaite connaître la position du Gouvernement sur ces agissements.

Texte de la réponse

La France est attentive au respect des droits de l’Homme partout dans le monde. Elle suit le débat existant en Algérie au sujet de la situation des militants amazighs à travers son dialogue avec la société civile et les autorités algériennes. Concernant M. Kameleddine Fekhar, responsable de la ligue algérienne des droits de l’Homme, et les autres personnes arrêtées avec lui, l’ambassade de France à Alger a été en relation avec ses avocats, qui l’ont informée de l’évolution de son dossier. M. Fekhar a été condamné en appel à un an de prison et six des personnes arrêtées avec lui ont été condamnées à six mois de prison tandis que huit autres ont été relaxées. La France continue à suivre ce cas, dans le plein respect de la souveraineté algérienne. Les organisations de défense des droits de l’Homme algériennes n’ont en revanche pas informé l’ambassade de France à Alger de mesures prises à l’encontre de M. Ahmed Amrioui et de son épouse, ni de Mme Kamira Nait Sid. »

Kader DAHDAH

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