Journée mondiale de la presse : Ces journalistes kabyles assassinés et oubliés

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 KABYLIE (Tamurt) – Chaque année, la journée mondiale de la presse est marquée par une multitude d’activités en Kabylie mais ce qui est constaté également, c’est le fait que les organisateurs chargés de commémorer cet événement international oublient toujours de parler des martyrs de la plume qui ont sacrifié leur vie pour le devoir de vérité.
Et en Kabylie, les journalistes tombés sous les balles assassines pendant les années de braise sont nombreux. Cette année également, on a constaté qu’aucune activité dédiée à la mémoire des victimes de la barbarie intégriste n’a été organisée par qui que ce soit dans toute la région de Tizi-Ouzou.  On croit savoir qu’il ne s’agit nullement d’un hasard ou même d’un oubli mais c’est fait sciemment. Un tel choix délibéré est lié au fait que la stratégie mise en place par le pouvoir algérien, à la faveur de tout ce est charrié par les lois de la concorde civile et de la concorde nationale, tend à effacer toute trace de travail de mémoire.
Ainsi, pour le pouvoir et ses relais locaux, il ne faut désormais plus parler des victimes du terrorisme aveugle et barbare qui a endeuillé des milliers de familles. Pis encore, le pouvoir veut pousser le bouchon plus loin jusqu’à mettre sur un pied d’égalité l’assassin et la victime au nom d’une fausse fraternité et d’une réconciliation factice où personne n’a demandé le pardon et personne n’a pardonné.
Etrangement, même les médias algériens, y compris ceux dits indépendants, n’évoquent plus les martyrs de la profession. Pourtant, l’histoire de la Kabylie se souviendra bien de Tahar Djaout, Smail, Yefsah, Hamid Mahiout, Boussad Abdiche, Said Tazrout, Achout Belghezli, Rachid Hamdad et de tant d’autres.
Tahar Khellaf
 

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